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L’Onep menace de rentrer en grève !

  4 décembre 2018 à 22h17min 0 Commentaire(s)


Les syndicalistes ont déposé ce lundi matin un préavis de grève sur la table du Premier ministre. Promettant une grève totale de trois jours si aucune évolution satisfaisante n’était constatée entre temps. 

Après plusieurs semaines de tension dans le secteur pétrolier, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) ne démord pas. Le regroupement syndical a déposé, ce lundi 03 décembre, un préavis de grève d’une semaine sur la table du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet. 

« Ce préavis, reconductible, expire le lundi 10 décembre 2018 à 23heures 59 minutes. Passé ce délai, si aucune évolution satisfaisante n’est constatée, l’Onep déclenchera la grève le mardi 11 décembre 2018, à partir de 06 heures au sein de toutes les installations (sites et bases) des entreprises du secteur pétrolier et activités connexes, pour une durée de 3 jours », a déclaré le secrétaire général de l’Onep, Sylvain Mayabi Binet, au cours d’une rencontre avec la presse, en après-midi. 

L’Onep, qui estime avoir « suffisamment fait preuve d’ouverture au dialogue » dans cette crise qui oppose ses adhérents et leurs employeurs, évoque les points suivants comme préalables à toute discussion : « la réintégration immédiate et sans condition, de l’ensemble des 6 travailleurs Gabonais licenciés illégalement par Total Gabon au sortir d’une grève en août dernier, avec paiement de leurs salaires dus ». Egalement, « l’application par les employeurs des dispositions légales et réglementaires en matière d’emploi, de travail et de sécurité sociale ». De même, « l’application stricte, par les employeurs pétroliers et activités connexes, de l’Arrêté 262 en son article 18, concernant l’assiette de calcul des heures supplémentaires ». Ou enfin, « l’exonération totale d’impôt sur la retraite et sur l’ISR de départ à la retraite ». 

Le bureau national de l’Onep a aussi soulevé une batterie de revendications relevant cette fois des points de droits. L’on retiendra par exemple son appel à Maurel et Prom Gabon à « la cessation immédiate du blanchiment des postes, et au rétablissement des travailleurs gabonais sur les postes où ils ont été remplacés par les travailleurs expatriés ». Ou encore l’interpellation faite aux pouvoirs publics de mieux « contrôler la conformité des sociétés exerçant l’activité de mise à disposition du personnel (...) ». 

Les membres du bureau national de l’Onep ont conclu leur préavis de grève en disant « espérer que le chef du gouvernement prenne la mesure exacte de la situation en évitant le déclenchement d’une grève générale aux effets induits désastreux » pour l’économie gabonaise.