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L’ambassadeur de Chine au Gabon face à la presse gabonaise

  11 avril 2014 à 20h17min 0 Commentaire(s)


L’Ambassade de la République Populaire de Chine en République Gabonaise, Sun Jiwen, a entretenu la presse nationale ce jeudi 15 novembre sur l’actualité du Parti communiste chinois (PCC) qui vient de tenir son 18 Congrès avec à la clé un nouveau Secrétaire général du Comité central qui deviendra le chef de l’exécutif.

Sun Jiwen qui tenait à relayer les activités du PCC auprès des médias gabonais a également présenté les différentes articulations qui sous-tendent l’action de cette formation de plus 82 millions de militants, pour 23% de femmes. Pour l’historique, fondé le 1er juillet 1921, ce mouvement constitué au départ de très peu de personnes envisageait de revendiquer l’indépendance de la Chine. Un combat qui aboutira en 1949 à la création de la République populaire de Chine. Pour ce nouveau cycle qui commence pour le PCC avec à sa tête Xi Jinping comme Secrétaire général du Comité central, la Chine veut renforcer son positionnement dans le monde en tant que pays leader. Dès lors, cette formation s’est fixé au moins cinq principaux objectifs à réaliser. Il s’agit de développer l’économie chinoise d’une manière durable, équilibrée et harmonieuse en transformant son modèle de développement, de doubler le Produit national brut (PNB) et tous les revenus des Chinois d’ici 2020, sur la base des revenus de 2010. En outre, ce parti veut élargir sans cesse la démocratie populaire et améliorer sans discontinuer son système de démocratie pour qu’il soit plus riche. De même qu’il veut davantage respecter et garantir réellement les droits de l’homme en Chine, renforcer la puissance culturelle de la Chine qui doit devenir un pilier de l’économie chinoise, améliorer dans son ensemble le niveau de vie de la population en généralisant l’emploi et enfin développer une société économisant les ressources naturelles et respectant l’environnement. Quant aux relations avec l’Afrique, le diplomate Sun Jiwen relève qu’elles existent depuis plus d’un demi-siècle. Pour cela, 2000 entreprises chinoises sont disséminées sur le continent. Elles évoluent dans les secteurs aussi divers que variés allant de l’agriculture à la construction en passant par les technologies nouvelles, et l’énergie. Dans le même temps, Plus de 350000 Chinois travaillent en Afrique et apportent leur expérience dans la réalisation des projets de coopération, entre autres. Jusqu’ici, 40000 Africains ont été formés dans ce pays qui a augmenté le nombre de bourses de formation à 6000 par an sur le continent. Aussi, a-t-il déclaré, pour faciliter ces échanges avec la Chine et donc le volume dépasse les 2000 milliards de dollars, la Chine a procédé à la suspension d’au moins 90% des taxes et droits de douane Dans ce contexte, a expliqué le diplomate, la Chine aspire à un monde de paix et les problèmes doivent se résoudre dans le cadre des concertations aux Nations Unies. Pour lui, il n’est pas question d’engager des épreuves de forces et d’imposer un quelconque diktat dans le règlement des conflits ou autres actions. Au terme de cette rencontre, les journalistes ont évoqué un certain nombre de préoccupation concernant les droits de l’homme, les accusations portées par les ONG et accusant la Chine d’être un « pilleur de ressources naturelles ». S’expliquant Sun Jiwen a rappelé que la Chine fonde ses relations avec ses partenaires sur le concept de relations gagnant-gagnant. Et dans le cadre de la concurrence, des entreprises internationales se livrent parfois à des batailles médiatiques qui distillent toutes sortes de contre-vérités. Son pays agit en respectant les règles établies. Cependant, il reconnait que certaines entreprises chinoises évoluant à l’étranger et appartenant aux particuliers peuvent commettre des abus. Dans ce sens, il y a donc des amalgames qui sont faits. Raison pour laquelle, la Chine, a-t-il indiqué, veut développer une société respectant les ressources naturelles.