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L’hôpital Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori : le défi de la réduction de la mortalité maternelle et infantile

  16 janvier 2019 à 21h56min 0 Commentaire(s)


Alors que la mortalité maternelle et infantile continue de poser problème au Gabon, avec des chiffres inquiétants, l’ouverture d’un hôpital entièrement dédié à la santé de la mère et de l’enfant apparaît comme la réponse tant attendue. 

Le Centre hospitalier universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE), opérationnel depuis le 28 décembre 2018, et construit sur les ruines de l’ancien « Jeanne Ebori », vient ainsi se consacrer à la bonne santé de la mère et de l’enfant en République Gabonaise. Car à l’évidence, les maux qui accablent le couple Mère-Enfant continuent de poser problème dans notre pays, en dépit des efforts consentis par les pouvoirs publics, dont la gratuité des frais d’accouchement.

C’est le cas de la mortalité maternelle et infantile dont les chiffres culminent à 316 décès pour 100 mille naissances vivantes, selon la dernière enquête démographique et de santé. Un chiffre alarmant que la Fondation Sylvia Bongo Ondimba souhaitait déjà voir réduit de moitié en…2015. 
L’hôpital de troisième génération de la Mère et de l’Enfant est donc attendu dans ce challenge. Car dans les faits, les structures publiques sœurs faisaient déjà face à une trop grande affluence de femmes en travail, pour des plateaux techniques limités, à en croire l’Association des sages-femmes du Gabon (ASFG). Notamment à Libreville et ses environs où est concentré le gros de la population gabonaise. 

Et pour ne pas arranger les choses, une enquête du ministère de la Santé révélait, le mois dernier, qu’il ne fallait pas compter sur les structures sanitaires privées, car plus de la moitié d’entre elles sont illégales. Le CHUMEJE cristallise ainsi les attentes. Les comblera-t-il ? Le bilan des activités de cet hôpital depuis son ouverture (déjà 3000 consultations externes dont 1000 en gynécologie et 180 accouchements pour 39 césariennes) encourage à l’optimisme. 

Optimisme d’autant que l’hôpital Mère-Enfant regorge de spécialistes (gynécologues-obstétriciens, pédiatres, accoucheuses, etc.) en permanence, à la différence des autres hôpitaux publics qui, une fois venu le week-end, le jour férié, ou la grande nuit, manquait de ce personnel spécialisé, au grand dam des populations.