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L’union gabonaise des professionnels de la Communication sollicite l’intervention du président Ali Bongo Ondimba 

  31 décembre 2017 à 23h48min 0 Commentaire(s)


C’est la substance du point de presse organisé samedi à Libreville dans les locaux de la radio panafricaine Africa no 1, par ce regroupement des syndicats des médias publics.

"Nous sollicitons l’arbitrage de monsieur le président de la République, Chef de l’Etat son Excellence Ali Bongo Ondimba garant des droits et des libertés des citoyens gabonais, afin de faire traduire en actes, par les différents départements ministériels, les propositions issues des réflexions et concertations menées par les différents syndicats de la Communication", a déclaré le secrétaire général de l’UGPC, Edgard Djembi Doukaga
Ces propositions sont :

l’implication des partenaires sociaux dans la commission d’affectation et de suivi de carrières des agents sous tutelle, l’implication des partenaires sociaux dans les commissions de gestion des ressources financières et la redevance audiovisuelle, l’implication des partenaires sociaux dans le choix et l’acquisition des équipements techniques, la réhabilitation des infrastructures des stations provinciales de radio Gabon et leur équipement technique, l’apurement des arriérés de salaires de plusieurs agents, l’augmentation du budget affecté aux salaires de l’ensemble des agents et au fonctionnement afin de garantir les emplois actuels, la séparation juridique de l’Agence gabonaise de presse et du quotidien Gabon Matin, la cession à 1/3 par appel d’offre d’Africa no1 pour préserver les emplois et le label Africa numéro 1 qui est avant tout un patrimoine national, et l’implication des partenaires sociaux dans la commission tripartite chargée d’examiner le dossier communication conformément à la convention 144 de l’Organisation internationale du travail relative aux consultations sociales.

S’agissant de la rupture de confiance entre les médias publics et l’opinion, l’UGPC a indiqué que le profil des présentateurs est "secondaire" et "banal" vu que "les solutions passent par la mobilisation des équipements de tournage, des moyens de transport et des budgets affectés aux frais de missions et des régies de production".

Au regard de cette situation, l’Union gabonaise des professionnels de la communication (UGPC) appelle à une rencontre dans les meilleurs délais pour débattre des causes réelles à l’origine des difficultés que rencontrent les différents médias publics.

Ces difficultés énoncées dès le début du point de presse reposent sur : la mauvaise gestion des carrières, les mauvaises conditions de rémunération, la mauvaise qualité et l’insuffisance des équipements mis à disposition par des personnes non qualifiées désignées par le ministère de la Communication, la mauvaise gestion du processus d’attribution des postes budgétaires qui profite aux agents qui ne sont pas du ministère, la mauvaise utilisation des ressources financières générées par les régies, la mauvaise utilisation des compétences, les intrusions permanentes des responsables du ministère de la Communication dans le fonctionnement quotidien des rédactions et programmes, la mise à disposition illégale d’une quarantaine de journalistes et techniciens au secrétariat général, et le licenciement d’une cinquantaine d’agents de l’Agence gabonaise de Presse.