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La SEEG annonce un plan d’amélioration de ses services pour 2018 

  11 janvier 2018 à 22h05min 0 Commentaire(s)


La direction générale de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), conduite par son directeur général, Antoine Boo, a annoncé au cours d’une conférence de presse animée, mercredi à Libreville, un plan d’amélioration de la qualité de ses service en direction de sa clientèle.

La première grande mesure est la mise en place d’une stratégie de proximité de paiement de facture en eau comme cela est déjà le cas avec l’électricité. Il s’agira de l’établissement de 65 nouveaux points d’encaissement sur l’ensemble du territoire national dont 25 points à Libreville et ses environs à titre expérimental.

A cela s’ajoute l’installation d’une nouvelle agence dans la ville de Bikélé, troisième arrondissement de la commune de Ntoum, à une quinzaine de kilomètres de Libreville. Sans oublier le déménagement de l’agence du quartier Awendjé pour celui de Damas à Libreville.

De même, la SEEG prévoit l’intensification des petites extensions de son réseau de distributions d’eau et d’électricité, la réparation des fuites d’eau, la mise en conformité des branchements et la réduction phénomène des compteurs anarchiques.

Des investissements sont également prévus dans plusieurs villes du pays telles que Makokou, Booué Mouila, Ndjolé en termes de l’Eau. Aussi, la société a annoncé un projet de 120 milliards de francs CFA consacré à la construction d’une station de pompage de l’eau qui proviendra du fleuve Komo à 80 kilomètres de Libreville, vu qu’à proximité de la capitale gabonaise, l’eau est épuisée.

La SEEG compte porter ce projet en partenariat avec l’Etat gabonais afin qu’il soit livré dans 2 à 3 ans, à condition que les financements qui sont existants soient rembourser à des bailleurs de fonds qui veulent s’engager.

Revenant sur le bilan financier de l’année 2017, le chef de département finance et comptabilité, Erwan Rouxel jugé de « compliqué » indiquant la dégradation de la trésorerie, au regard de la situation de crise économique que traverse le pays. Pour lui, sur 200 milliards de chiffres d’affaires l’Etat gabonais qui connait de retard dans le paiement depuis 2016, est le plus gros consommateur des services de la SEEG à hauteur de 25 milliards de francs CFA chaque année.

Il a fait savoir que l’accord relatif au remboursement de la dette de 30 milliards de francs CFA entre l’Etat et la SEEG au ministère du Budget, l’année dernière, portait notamment sur l’annulation des dettes réciproques et nullement sur la perception de l’argent liquide. Ce qui fait qu’à ce jour, a-t-il poursuivi, la dette de l’Etat gabonais envers la société d’énergie et d’eau du Gabon est estimé désormais à 55 milliards de francs CFA , soit 35 milliards de francs CFA au niveau des prestations des services et 20 milliards de CFA en termes de crédit TVA.

Mais en dépit de la situation difficile, le directeur général de la SEEG a dit que la société reste optimiste, eu égard aux perspectives économiques du pays à partir de l’année 2018. Elle n’envisage pas réduire son champ d’action. Elle va continuer à embaucher de nouveaux agents pour remplacer ceux qui vont à la retraite, en dépit d’une masse salariale qui s’élève à 30 milliards de francs CFA.

Par ailleurs, suite à la coupure d’électricité intervenue dans la nuit du 31 décembre 2017 au 1er janvier 2018, à Libreville, la direction générale estime après analyses de ses installations, qu’il est question d’un « acte de malveillance » au niveau des installations situées entre la zone de Ntoum cimenterie et Okalassi à une trentaine de kilomètre de Libreville. Elle a donc décidé de porter plainte contre cet acte afin que la lumière soit faite et que les éventuels auteurs soient sanctionnés conformément à la loi.