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La détermination réaffirmée du Gabon à tenir ses engagements internationaux

  29 février 2020 à 16h17min 0 Commentaire(s)



Ce mercredi, 26 février 2020, au segment de haut niveau de la 43ème session du Conseil des droits de l’homme à Genève, en Suisse , la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Erlyne Antonela Ndembet-Damas, a dit la ferme détermination du Gabon de s’engager à tenir ses engagements internationaux et à améliorer davantage la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme.

A l’occasion du segment de haut niveau de la 43ème session ordinaire du Conseil des droits de l’homme à Genève en Suisse, la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Erlyne Antonela Ndembet-Damas a prononcé une allocution dans laquelle elle a rassuré la Présidente du Conseil des Droits de l’Homme et les personnalités présentes de la ferme détermination du Gabon à tenir ses engagements internationaux et à améliorer davantage la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’Homme.

Elle a reconnu, au nom du Gouvernement gabonais qu’il reste des efforts à consentir et des mesures concrètes à prendre avant de revenir, entre autres, sur les avancées en matière de libertés fondamentales, qui se traduisent par les efforts et les mesures adoptées au niveau national en vue de rendre effective la jouissance de ces droits par l’ensemble des concitoyens, sans discrimination.

Profitant de cet instant solennel, la Garde des Sceaux a transmis à tous et à chacun les chaleureuses salutations des autorités gabonaises, en tête desquelles le Président de la République, Ali Bongo Ondimba avant d’édifier les membres du Conseil des droits de l’homme sur les avancées à l’échelle gabonaise, à savoir, le renforcement du cadre national de protection de l’enfant en République Gabonaise par la promulgation de la loi numéro 003/18 du 08 février 2019 portant Code de l’enfant en République Gabonaise.
La promulgation en 2019 de nombreuses mesures en vue de renforcer la protection et la garantie de ces droits, à savoir, la signature de deux accords bilatéraux portant sur la lutte contre la traite des enfants entre la République gabonaise et les Républiques togolaises et du Bénin ; la mise en place d’un mécanisme de prévention, d’alerte, d’intervention rapide et de suivi des violences contre les enfants en milieu scolaire ; la création de deux sous-comités pour les droits de l’enfants au sein des deux chambres du Parlement.

Conscient de ce que l’un des droits fondamentaux attachés à l’enfant est le droit à une identité, le Gouvernement gabonais a entamé un vaste programme d’établissement de jugements supplétifs au profit des enfants dépourvus d’état civil, a-t-elle dit avant de solliciter, au nom du Gabon, l’appui et l’assistance de du Système des Nations Unies pour la poursuite dudit programme.

En ce qui concerne le Mécanisme national de prévention de la torture, la Garde des Sceaux a indiqué que son établissement est en cours au Gabon et qu’il tiendra compte des recommandations des mécanismes des droits de l’homme.
Si la question des droits de l’enfant tient particulièrement à cœur les autorités gabonaises. Il y a que la question du droit à la vie mérite une marque d’attention, a indiqué le Ministre de la Justice à l’assistance. Il s’agit d’un droit fondamental, pour le Gabon, qui gouverne tous les autres droits existants d’où l’intérêt du gouvernement à prévenir et à punir tous actes portant atteinte à la vie humaine (la traite des êtres humains), a-t-elle précisé.

A propos, la Garde des Sceaux a édifié l’assistance sur les dispositions des articles 355,356 et 357 de la loi numéro 42/2018 du 05 juillet 2019 portant Code pénal en République Gabonaise, qui permettent de poursuivre et de condamner toutes les personnes reconnues coupables, complices ou instigateurs de crimes de sang avec prélèvement d’organes, de tissus de sang ou de tout autre élément ou produit du corps de la victime à des fins rituelles ou mercantiles. Des crimes considérés comme imprescriptibles et sanctionnés de la réclusion criminelle à perpétuité.

En lien avec les engagements internationaux du Gabon, Erlyne Antonela Ndembet-Damas a informé le Conseil des droits de l’homme de la mise en conformité, au Gabon, de la Commission nationale des droits de l’homme aux principes de Paris et la mise en place du Mécanisme national de prévention de la torture. La surreprésentation de l’administration et le statut et le mode de désignation de ses membres sont des priorités.
Le Gouvernement gabonais a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant depuis le 09 février 1994 et fait partie des 10 dix (10) Etats qui ont permis l’entrée en vigueur du Protocole facultatif à ladite Convention établissant une procédure de présentation des communications, a rappelé à l’auguste assemblée à Genève, la Garde des Sceaux.

Elle a dit l’intérêt d’un attachement certain du Gabon au multilatéralisme et grâce auquel le Gouvernement gabonais peut se réjouir de la reprise du dialogue politique avec l’Union Européenne dont les dernières assises ont permis de mettre en place un Comité conjoint Gabon-Union-Européenne-Banque Mondiale, spécifiquement dédié à la problématique des droits de l’homme.

En se référant au 25ème anniversaire de la déclaration de Beijing, le Gabon a connu bien d’avancées notoires en ce qui concerne la représentation des jeunes et des femmes au niveau économique, politique et institutionnel, a-t-elle dit. Il en est de même pour la mise en œuvre de la stratégie d’investissement humain et l’encadrement des violences basées sur le genre.

Notons qu’elle a adressé les vives félicitations du Gouvernement Gabonais à Mme l’Ambassadeur Elisabeth Tichy-Fisslberger pour son élection à la Présidence du Conseil des droits de l’homme. L’Ambassadeur du Gabon auprès des Nations Unies et collaborateurs ont apprêté, en panel, la participation du Gabon auxdites assises.
 
Gabontribune/ Joel Tatou