ACCUEIL > SOCIETE > La directrice des éditions Ntsame réponds aux questions de la presse Gabonaise après son retour d’Allemagne


La directrice des éditions Ntsame réponds aux questions de la presse Gabonaise après son retour d’Allemagne

  12 novembre 2017 à 22h06min 0 Commentaire(s)


Apres avoir séjourné en Allemagne pour la deuxième fois dans le cadre de l’exposition du plus grands salon du livre au monde dans la ville de Francfort à l’invitation du bureau international de l’Edition Française (BIEF) Sylvie Ntsame Présidente « des édition Ntame » reviens sur cette expérience inoubliable qu’elle a vecu avec une vingtaines d’éditeurs africain et Haitiens au pays d’Angéla Merkel

Question : Bonjour Madame NTSAME. Vous rentrez fraîchement d’Allemagne, où vous avez pris part au plus grand Salon du Livre au monde, la Foire de Francfort. Quel y a été votre apport ?

Sylvie NTSAME : Je rentre effectivement, pour la seconde fois, de la Foire du Livre de Francfort, sur invitation du Bureau International de l’Edition Française (BIEF). Cette année, la France était à l’honneur.

20 éditeurs africains et haïtiens y ont témoigné du dynamisme de l’édition chez eux. Notre stand était coloré et présentait une diversité de produits. Ces grandes rencontres sont aussi des moments de formations, d’échanges d’expériences mais aussi des lieux de discussion sur de futures collaborations dans le cadre de la coédition. Nous nous sommes accordés à développer des coéditions qui ont l’avantage de faire connaitre des auteurs au-delà des frontières.

Durant le salon, j’avais des rendez-vous avec les agents littéraires et différentes associations d’éditeurs. Les Editions NTSAME étant membre d’Afrilivre et de l’Alliance Internationale des Editeurs Indépendants (400 éditeurs), nous avons discuté sur des thèmes variés, notamment, les difficultés des éditeurs nationaux à accéder au marché du livre scolaire dans leurs pays en raison du monopole concéder à certaines multinationales.

Je voudrais saisir cette occasion pour remercier les autorités françaises au Gabon et en France, pour le soutien et l’encadrement qui sont, à mes yeux, la reconnaissance du travail acharné accompli depuis 2010.

Question : Nous le savons de source sûre, Les Editions NTSAME œuvreront désormais à côté de partenaires ou de rivaux dans le domaine de l’édition des ouvrages retenus pour figurer dans les programmes d’enseignement du Gabon. Un mot là-dessus ?

Sylvie NTSAME : Oui, en effet nous avons produit des livres scolaires et des outils d’évaluation pour le pré-primaire. Avec une collection de neuf (9) titres :
Des guides d’enseignant et des livrets d’évaluation et de compétences actualisés. D’autre part, cette année nous avons mis sur le marché des cahiers de situations cibles et guides d’intégrations, conçus par un groupe d’encadreurs pédagogiques composé d’enseignants d’université spécialistes de l’approche par compétence, d’inspecteurs et de conseillers pédagogiques qui, pour sauver l’école gabonaise enlisée dans des crises interminables, ont patriotiquement réalisé un travail fabuleux, actualisés et en couleur.

Ceux qui circulaient sur le marché sont en noir et blanc et n’ont pas été actualisés depuis 2012. Toute chose qui, sans parler des problèmes de vue possibles, ne stimule pas l’éveil et l’attrait des apprenants, ces évolutions étaient nécessaires. Les couleurs des livres, rappelons-le, égayent les enfants et sont une occasion de revenir sur la distinction de celles-ci.

La Collection EXCELLENT des Editions NTSAME, qui encourage l’enfant à viser l’excellence, comprend trois matières : mathématiques, français, éveil, de la 1ère en 5ème année à des prix imbattables, ces outils ont été validés par l’IPN.

L’entrée sur ce marché nous a malheureusement fait découvrir les aberrations existent encore dans ce milieu. Des multinationales se sont arrogées à vie des monopoles scandaleux dans le secteur de l’édition des livres scolaires du primaire. Ceci est contraire aux orientations politiques du Président de la République, clairement exprimées dans le code des marchés publics, s’agissant de la préférence nationale pour le choix des soumissionnaires.

C’est ici pour moi l’occasion d’appeler les plus hautes autorités à réviser ces contrats d’exclusivité pour réserver une partie de ce marché aux éditeurs nationaux, pour la transmission de notre culture.

Le livre est un bien culturel pour lequel les Ministères de la communication et de la culture ont compétence. Ils doivent donc être impliqués dans la conclusion de conventions qui s’y rapportent, autant que le Ministère des Affaires étrangères doit en détenir des copies.

Question : On vous sait désormais très impliquée dans la vie de l’édition en Afrique, au point que vous avez été portée à la tête de certaines associations dont, l’Alliance des Editeurs de l’Afrique Centrale francophone il y a quelques mois au Maroc. Sylvie

NTSAME conteuse ou romancière, c’est fini ?

Sylvie NTSAME : Loin de là. Je prends juste une pause pour développer l’édition qui est une entreprise éditoriale est très complexe.
Je fais dans le conte, illustré pour le bonheur des petits. Pour stimuler l’amour de la lecture et leur transmettre notre culture.

Pour revenir sur l’édition, je suis effectivement très engagée dans ce domaine au Gabon et à l’extérieur, notamment grâce aux réseaux précédemment évoqués. Comme vous faites bien de le rappeler, en février 2017, lors du salon de Casablanca l’Afrique Centrale était à l’honneur. J’ai émis la proposition de créer une association d’éditeurs, qui a été accueillie favorablement par la plupart d’entre nous. Nous avons fait diligence pour la rédaction du protocole d’accord qui a été signé devant le Ministre marocain de la Culture qui nous a félicités. C’est l’occasion ici de les en remercier.
Je vous remercie.