ACCUEIL > ECONOMIE > La place de la recherche scientifique et technologique au centre des échanges


La place de la recherche scientifique et technologique au centre des échanges

  30 juillet 2018 à 00h06min 0 Commentaire(s)


Dans le cadre de ses activités, et à l’occasion de son 2ème anniversaire, l’association Imagine-Gabon a organisé, dans un hôtel de Libreville, un « Café Imagine spéciale » sur le thème : « Quelle place pour la recherche scientifique et technologique dans la stratégie de développement du Gabon ? » 

À la question posée, le Pr Idiata, au sortir des 45 minutes d’exposé documenté, en est arrivé à la conclusion selon laquelle « la recherche scientifique au Gabon est à la croisée des chemins entre espoir et utopie (un second groupe dans lequel il s’inclut, Ndlr) ». Et que « l’impact de ladite recherche sur le Produit interieur brute (PIB) du pays est de zéro ou presque ». 

La faute à un financement quasi inexistant de la recherche publique dans notre pays. Ceci, conjugué à un désintérêt des pouvoirs publics de la recherche et de ses potentialités pourtant énormes. L’on pourrait aussi citer l’absence de partenariats dynamiques entre les entreprises, bailleurs de fonds indiqués, et les acteurs de la recherche au Gabon. 

Les participants ont convenu du fait que cet état des faits est à inverser. Car « la recherche scientifique et technologique est le moteur de développement d’un pays », a insisté le Commissaire général du Cenarest.

Avant lui, le président d’Imagine-Gabon, Léandre Boulobou, était allé dans le même sens, en expliquant qu’« aucun pays au monde n’a prospéré en marge de la recherche scientifique...L’expérience des pays développés et des pays dits émergents, stade de développement auquel aspire le Gabon, montre qu’il existe une corrélation positive entre la recherche scientifique et technologique et le développement économique et social ». M. Boulobou a également déploré le fait qu’au Gabon, la recherche scientifique et technologique, qui avait connu un certain dynamisme, ces deux dernières décennies, notamment grâce « au grand prix Omar Bongo Ondimba de la recherche scientifique », « semble désormais au creux de la vague ». 

Les discussions se sont achevées sur plusieurs recommandations à soumettre aux gouvernants, dont les principales sont : la mise en place d’un Fonds national de la recherche sur financement privé, la définition d’une véritable politique stratégique de la recherche Gabonaise pour les années à venir, la construction d’un technopole pour accompagner la recherche, et la nécessité de faire renaître le « Grand prix Omar Bongo Ondimba de la recherche scientifique ».


 
Au sortir de ces échanges, l’association Imagine-Gabon a signé des conventions avec le Cénarest et l’Office Gabonais de la propriété intellectuelle (OGAPI) pour soutenir la recherche scientifique dans notre pays, et protéger les inventions et innovations technologiques de ces chercheurs.

Un moment qui a vu la participation d’acteurs socio-politiques divers, dont des chercheurs et enseignants, et qui a eu pour principal intervenant le Pr Daniel Franck Idiata, enseignant-chercheur et Commissaire général du Cenarest.