ACCUEIL > POLITIQUE > La responsabilité du RHM pas engagée dans l’entrée de Michel Menga au gouvernement 


La responsabilité du RHM pas engagée dans l’entrée de Michel Menga au gouvernement 

  21 mai 2018 à 22h21min 0 Commentaire(s)


Le président du Rassemblement héritage et modernité, parti de l’opposition, a assuré que l’entrée au gouvernement Issoze Ngondet III de son désormais ex-secrétaire général n’engage pas la responsabilité du parti et a réaffirmé sa suspension conformément à l’article 132 du règlement intérieur du parti.

Le président du Rassemblement héritage et modernité (RHM), Alexandre Barro Chambrier a certifié une fois de plus ne pas être engagé dans l’entrée au gouvernement de Michel Menga M’Essone au poste de ministre d’Etat à l’Habitat. L’ancien secrétaire général du RHM a agi de son propre chef, assure le président qui donnait, ce mercredi, une conférence de presse au siège du parti.

« Je veux redire ici afin qu’il soit bien clair dans l’esprit de tous, que la participation de l’intéressé au gouvernement est une décision personnelle qui n’engage que l’intéressé et que du reste ce dernier assume », a précisé Barro Chambrier.

Alors que Michel Menga déclarait au lendemain de l’annonce de sa suspension du poste de Secrétaire général du RHM ne pas s’exposer à une quelconque exclusion du parti, vu son statut de membre fondateur, cette énième sortie du parti, plusieurs jours après sa nomination, est bien loin de la simple émotion comme il le laissait supposer.

Le RHM au contraire réaffirme avec fermeté ne pas s’y reconnaitre, tout comme il a dit demeurer un parti membre de la Coalition pour la nouvelle république (CNR).
S’il s’est dit constant dans son engagement à œuvrer pour l’accession au pouvoir de Jean Ping, le président du RHM rejette cependant l’idée actuellement ventilée d’un boycott ou de l’abstention par certains membres de la CNR. Les expériences antérieures ont connu un bien triste sort, pense Barro Chambrier.

« Prôner le boycott revient tout simplement à consolider le pouvoir du régime que nous combattons, et qui n’en demande pas tant. Prôner le boycott, revient à priver l’immense majorité des Gabonais qui, du fond du pays, attendent impatiemment l’occasion de ces législatives pour confirmer les résultats de l’élection présidentielle de 2016 et ensevelir le système PDG qui tient le pays depuis près de cinquante ans », a-t-il argumenté.

En brossant un tableau déliquescent du pays, le président du RHM a exhorté les femmes et les jeunes à s’investir plus que jamais dans la vie politique du Gabon.