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Le CND se prononce contre les crimes financiers et les crimes rituels

  29 février 2020 à 16h13min 0 Commentaire(s)


 En ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’Assemblée plénière du Conseil national de la démocratie (CND), en présence du Premier ministre gabonais, Julien Nkoghé Békalé, et du corps diplomatique accrédité au Gabon, le Président de cette institution, Maître Séraphin Ndaot Rembogo, a exprimé le vœu de voir les deniers publics détournés par les auteurs des scandales financiers être rapatriés dans les caisses de l’Etat gabonais.

« Au sujet des deniers publics détournés, il est souhaitable et rentable que, si possible, cet argent soit prioritairement récupéré et déposé dans les caisses de l’Etat », a-t-il dit avant d’appeler l’ensemble des membres du CND, à soutenir sans réserve les pouvoirs publics, dans la lutte sans merci contre les crimes financiers qui, selon lui, appauvrissent le pays.

Outre les crimes financiers, le président du CND également abordé d’autres sujets qui ternissent l’image du pays, notamment les crimes rituels et les violences en milieu scolaire. Et, sur le sujet de l’éducation, il a condamné les violences enregistrées, tout en soutenant le gouvernement dans sa position.
« Nul ne peut tolérer l’excès de violences scolaires enregistrées ces derniers dans notre pays. Nous approuvons par conséquent que le gouvernement en appelle à la responsabilité parentale et fustige l’incurie scandaleuse de certains parents et encadreurs des jeunes, face à cette hystérie galopante », a-t-il dit.

Face à tous ces maux, Maître Séraphin Ndaot Rembogo a dit que la CND ne peut rester indifférent à ce qu’il a qualifié de postures et pratiques immorales que sont les crimes financiers, les crimes rituels et les violences en milieu scolaires. Ce, au regard de l’une de ses missions qui est de renforcer l’unité, la cohésion nationale et de promouvoir la gouvernance démocratique.

En outre, le président du CND est revenu à nouveau sur les obstacles du fonctionnement de l’autorité administrative dont il a la charge. Il s’agit notamment du rabaissement du budget alloué, l’absence de réhabilitation de son siège et du renouvèlement du parc automobile respectivement saccagé et incendié en 2016 lors des violences postélectorales, ainsi que le non-paiement des salaires aux agents depuis quatre ans.
Le CND est une émanation des Accords de Paris de 1994. Le texte initial qui l’organise est une loi qui date de 1996 adoptée par référendum.

Cet organe a connu des mutations en 2015 à l’initiative du président de la République, Ali Bongo Ondimba. Il a de nouveau été reformé par les accords politiques issus du dialogue d’Angondjé en 2017, érigeant le CND en Autorité administrative indépendante et autonome. Il a donc pour mission, la régulation du processus démocratique, la promotion du consensus, du renforcement de l’unité nationale, de la promotion des relations entre les partis politiques. Il compte aujourd’hui 75 partis politiques qui y siègent.
Les travaux de cette première session s’achèvent le 3 mars prochain.