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Le Comité national olympique appelé à rebâtir une nouvelle fédération 

  16 décembre 2018 à 22h24min 2 Commentaire(s)


C’est la mission confiée par la Fédération internationale de taekwondo à l’équipe de Léon-Louis Folquet. Saisis par l’instance faîtière, après plus d’un an de gestion de Samuel Nzé à la tête du Comité de normalisation, l’instance mondiale vient de mettre un terme à son contrat. Elle confie désormais cette mission au Comité national olympique qui s’est fixé un délai de six mois pour mettre en place une véritable fédération avec des démembrements légalement constitués et reconnus. 

Samuel Nzé n’est plus président du Comité de normalisation de la Fédération gabonaise de taekwondo (FGT), nommé en septembre-2017 par la Fédération internationale dans le but de remettre de l’ordre au sein de cette discipline olympique secouée par des crises incessantes. Désormais, c’est le Comité national olympique (CNO) du Gabon, qui devra remplir cette mission ardue, mais exaltante. L’information a été rendue publique, hier mercredi par Léon-Louis Folquet à la faveur d’une conférence de presse tenue au siège du CNO à Angondjé au nord de Libreville. 

Entouré, des membres de son bureau directeur, le président du CNO a présenté à la presse une correspondance émanant de l’instance mondiale datée du 26 novembre dernier. Dans cette missive, signée de Nadia Sobhi, secrétaire générale de World Taekwondo, le vice-président de l’instance faîtière, Gen Ahmed Fouty s’adresse à M. Nzé en ces termes : « J’aimerais vous informer que Gen Ahmed Fouty, vice-présenté de la WTA et président de la WTAF, a décidé de mettre fin à votre contrat en tant que président exécutif du comité de normalisation ». 

Ainsi, la Fédération internationale informe à Me Samuel Nzé, que le Comité national olympique sera en charge de tenir un plan d’action détaillé pour stabiliser la situation au sein de la Fédération gabonaise de taekwondo et résoudre les crises existantes. 

Conscient de la mission qui vient de lui être confiée, le patron du CNO et son bureau se sont donné un délai de six mois pour remettre le taekwondo gabonais sur les bons rails. Avant de mettre en exécution son plan d’actions, Léon-Louis Folquet, s’est entretenu, lundi dernier, avec le secrétaire général du ministère des Sports, Frédéric Ndounda pour lui tenir informé de la décision de World Taekwondo. « Dès que nous avons été saisis par la fédération internationale, nous nous sommes mis au travail pour élaborer un plan d’actions efficace qui permettra de relancer le taekwondo avec l’organisation de nouvelles élections au sein des ligues et à la fédération », a expliqué M. Folquet très déçu de l’état actuel du taekwondo gabonais. Raison pour laquelle il tient à ce que cet art martial olympique, par lequel le Gabon a obtenu sa première médaille olympique en 2012, retrouve ses lettres de noblesse. 

Le président du CNO ne compte pas rebâtir le taekwondo sans ses acteurs, ainsi, ce samedi 15 Décembre prochain, il convoquera la grande famille du taekwondo pour s’imprégner des maux qui paralysent cette discipline olympique. « Nous allons faire un travail d’identification à Libreville et à l’intérieur du pays dans l’optique de recenser les ligues et les clubs qui répondent aux normes juridiques », a déclaré le président du CNO. 

En effet, ce travail de fourmi nécessite sans aucun doute une équipe d’experts dont la probité ne souffre d’un doute. C’est pourquoi le CNO, mettra en place un Comité ad hoc qui sera composé des membres du CNO, du ministère des Sports et des pratiquants. Et les missions de ce comité seront, entre autres, de rédiger les textes et les statuts de la nouvelle fédération. 

Bien que la discipline soit en restructuration, le CNO tient à ce que les athlètes prennent part aux joutes internationales. Ainsi, un Comité technique sera mis en place pour l’accompagnement et le suivi des athlètes, a rassuré Léon-Louis Folquet qui compte sur le soutien de la tutelle pour mener à bien à cette mission.