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Le Conseil national de la Jeunesse du Gabon à la rue ! 

  16 décembre 2018 à 22h37min 0 Commentaire(s)


Le Conseil national de la Jeunesse du Gabon (CNJG) s’est vu déguerpir ce vendredi matin du siège qu’il occupe depuis février 2015, à cause de deux ans de loyers impayés par le ministère de la Jeunesse. 

La jeunesse gabonaise ne serait-elle plus sacrée ? La question, qui peut interpeller, trouve son sens dans le malheur que vit actuellement le Conseil national de la Jeunesse du Gabon (CNJG). Cette supra association de jeunesse s’est fait chasser, ce vendredi matin, du siège qu’il occupe depuis trois ans, au quartier Bas de Gué-Gué, à Libreville. La faute à deux ans de loyers impayés, pour un montant de près de 120 millions de francs CFA, selon des sources concordantes. Un loyer qui, il faut le dire, était censé être supporté par le ministère de l’Egalité des chances et de la jeunesse. 

Que s’est-il passé pour que ce ministère ne respecte plus son engagement ? Le directeur de cabinet du président du CNJG, Lerick Mouketou, voit ceci comme un « affront au septennat de la jeunesse » décidé par le président Ali Bongo Ondimba, et à l’ensemble des textes ratifiés par le Gabon sur les questions de jeunesse. Au moment de notre passage sur les lieux, ce dernier et quelques autres conseillers-jeunesse vidaient la villa de leurs effets. 

Interrogé sur cette situation, l’actuel directeur général de la Jeunesse, Rostand Lepondo a été étonné en disant « ne pas être au courant de l’expulsion du CNJG ». Avant de poursuivre : « Je sais, selon certaines rumeurs, qu’il y a des problèmes au CNJG. Je sais aussi que pour résoudre les problèmes il faut s’asseoir et discuter. Mais depuis que j’ai pris mes fonctions, il y a deux mois et demi, j’ai plusieurs fois essayé de rencontrer le président du CNJG, pour explorer ensemble des pistes de solution. Sans succès. Si j’avais eu l’information de cette expulsion à temps, j’aurai pu négocier quelque chose ». 

Au-delà des justifications hésitantes du directeur général de la Jeunesse, certains observateurs situent le début des problèmes du CNJG aux tensions qui ont existé entre le précédent ministre de la Jeunesse, Nicole Assélé, et le bureau sortant du CNJG. Ceci, ajouté aux manigances supposées dans l’élection de l’actuel bureau du CNJG, en avril 2017. Tout ceci a fini par plonger le Conseil national de la Jeunesse du Gabon dans un brouillard que l’on peine désormais à dissiper.