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Le Gabon "envisage une loi d’amnistie" pour les violences post-électorales (PM)

  15 septembre 2017 à 08h32min 0 Commentaire(s)


Le Gabon "envisage une loi d’amnistie" pour des responsables des violences post-électorales de 2016, a déclaré mercredi le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet dans une interview à plusieurs médias.

"Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Odimba, nous a demandé d’envisager une loi d’amnistie qui traiterait au cas par cas certaines situations engageant des personnes qui se seraient rendues coupables" de violences durant la crise post-électorale de 2016, a déclaré M. Issoze Ngondet.

L’annonce de la réélection d’Ali Bongo Odimba à la tête du Gabon, le 31 août 2016, avait provoqué des violences inédites au Gabon (manifestations anti-Bongo, interpellations par centaines, Assemblée incendiée, assaut des forces de sécurité contre le QG du rival du président sortant, Jean Ping).

Une commission nationale sur les violences électorales va être mise en place, a ajouté le Premier ministre.

"On n’a pas besoin d’avoir, parallèlement à cet effort national,une initiative venant de la communauté internationale", a poursuivi M. Issoze Ngondet.
Par ailleurs, le chef du gouvernement a dit rester "attentif" à l’enquête judiciaire visant un opposant inculpé mardi pour "complot contre l’autorité de l’Etat" et déféré à la prison centrale.

Mardi soir, le procureur de la République Steeve Ndong Essame avait indiqué qu’une perquisition chez cet opposant, Pascal Oyougou, ainsi que l’interception de conversations par messagerie téléphonique ont révélé un "plan de déstabilisation" du Gabon.

Selon le procureur, celui-ci visait à "s’attaquer aux commissariats pour armer les manifestants, s’attaquer à la base de la Garde républicaine, incendier la Radio d’Etat, le Sénat, l’Assemblée nationale" lors d’un rassemblement de l’opposition lundi 4 septembre.

Un autre opposant a été déféré à la prison centrale vendredi pour "instigation à un attroupement non armé ayant troublé l’ordre et la tranquillité publique" alors qu’il avait appelé au rassemblement non autorisé lundi 4 septembre qui a mobilisé environ 300 manifestants à Libreville et s’est soldé par une dispersion par la police.