ACCUEIL > SOCIETE > Le Gabon recherche un nouvel actionnaire à Africa n°1 


Le Gabon recherche un nouvel actionnaire à Africa n°1 

  7 juin 2018 à 23h43min 0 Commentaire(s)


Interrogé, lundi dernier à Libreville par les Sénateurs sur la position de l’État gabonais face à la situation difficile que traverse la station panafricaine Africa n°1, le ministre d’État en charge de la Communication, Guy Bertrand Mapangou a déclaré que le gouvernement est à la recherche d’un nouvel actionnaire pour redynamiser cette radio, après le retrait de La Lybie, l’ancien partenaire.

Outre la volonté pour l’État gabonais de redynamiser cette station panafricaine, le ministre d’État en charge de la Communication, a également justifié la recherche d’un nouveau partenaire, suite au retrait de la Lybie, ancien actionnaire.
« Il a rappelé que la Lybie, ancien actionnaire de la station, s’est retirée et que le Gouvernement est à la recherche d’un nouvel actionnaire en vue de redynamiser cette antenne », indique de l’audition du membre du gouvernement gabonais.

Au sujet de la situation actuelle de la Radio Panaficaine Africa n°1, le ministre d’État a fait observer que cette station connait une situation difficile due notamment à l’obsolescence des équipements.

Les Sénateurs ont saisi l’opportunité d’interroger le ministre Guy Bertrand Mapangou sur cette question, après son exposé des motifs sur le projet de loi portant ratification de l’ordonnance modifiant et complétant certaines dispositions du nouveau Code de la communication en vigueur en République Gabonaise.

Depuis 1998, Africa n°1 est confrontée à d’énormes difficultés de fonctionnement en raison de la diminution drastique de ses recettes d’exploitation issues principalement de la location de ses émetteurs ondes courtes localisées à Moyabi, dans le sud-est du Gabon.
Le retrait en 2002 du holding audiovisuel français SOFIRAD, qui détenait 40% des actions, a précarisé davantage la situation de la première radio francophone du continent africain, créée en 1981.

L’entrée dans le capital en 2006, de la Libyan Jamahirya Broadcasting, actionnaire majoritaire avec 52% des parts contre 35% pour l’État gabonais et 13% pour des privées gabonais, n’a rien changé à la situation financière difficile.

Six ans après son rachat par le groupe libyen, Africa N°1 ne parvenait toujours pas à sortir de ses difficultés qui se sont au contraire accentuées avec la crise qui a éclaté en Libye en février 2011.

Cette situation a occasionné notamment, le vieillissement des équipements et des arriérés de salaires accumulés au niveau du personnel.