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Le défense de Donald Trump dans son procès en destitution bute sur un ex-allié... John Bolton

  28 janvier 2020 à 23h16min 0 Commentaire(s)


Le coup de tonnerre provoqué par les révélations du livre de l’ex-conseiller a secoué tout Washington, à l’exception du Sénat.

Pendant la première partie du procès en destitution de Donald Trump, le 21 janvier, le chef de file des procureurs démocrates, Adam Schiff (Californie), président de la commission du renseignement, avait mis en garde les sénateurs républicains qui s’opposaient par des votes répétés à toute demande d’audition de témoins ou de documents supplémentaires jusqu’à présent bloqués par la Maison Blanche. « La vérité sortira. La question est de savoir si elle sortira à temps », avait-il dit. « La vérité va finir par sortir, des éléments nouveaux vont apparaître, on le voit déjà, des témoins vont s’exprimer, voulez-vous voir cette vérité ? », avait-il répété le lendemain.

Au terme de trois jours de réquisitoires, le bloc des élus républicains (Kentucky) était cependant resté impavide. Au point que l’acquittement du président que promet l’arithmétique du Sénat semblait pouvoir être envisagé à la fin de la seconde semaine du procès, juste avant le traditionnel discours sur l’état de l’Union prévu le 4 février.
C’était sans compter la révélation dimanche soir 26 janvier,comme le souhaitaient les démocrates : l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président,
Marchandage

Selon le quotidien new-yorkais, l’ancien ambassadeur aux Nations unies de l’administration de George W. Bush affirme dans un ouvrage, à paraître en mars, que Donald Trump a lié devant lui le gel d’une aide militaire cruciale pour l’Ukraine à l’ouverture d’enquêtes visant ses adversaires politiques, à commencer par l’ancien vice-président Joe Biden, l’un des favoris de la course à l’investiture démocrate pour la présidentielle de novembre, dont le fils Hunter a siégé au conseil d’administration d’une entreprise gazière du pays. John Bolton assure également que le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, et le secrétaire à la défense, Mark Esper, ont désapprouvé cette décision et mis en garde Donald Trump contre les agissements de son émissaire en Ukraine, son avocat personnel

C’est ce marchandage qui a débouché sur la mise en accusation du président pour abus de pouvoir, l’un des deux articles défendus par les démocrates au Sénat. Le second, l’obstruction au Congrès, renvoie à la tactique de la terre brûlée opposée par la Maison Blanche aux velléités d’enquêtes de la Chambre des représentants. Des membres du Conseil à la sécurité nationale, ont expliqué lors de leur audition, en novembre 2019, que John Bolton s’était vivement opposé à ces tractations avec l’Ukraine avant son départ de la Maison Blanche.