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« Le gouvernement est conscient de la situation » (ministre d’Etat à la Santé)

  29 juillet 2018 à 23h56min 0 Commentaire(s)


Le ministre d’Etat gabonais, en charge de la Santé, Denise Mekam’ne Edzidzie, a devisé, ce mercredi 25 Juillet à Libreville, avec les responsables des syndicats dudit secteur, sur la dette de l’Etat vis-à-vis de la Cnamgs, et qui s’élève à 15 milliards de F CFA.

Les hôpitaux publics et les pharmacies du Gabon ne prennent plus en compte les tickets modérateurs de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs). Pour cause, l’Etat gabonais doit à cette entreprise parapublique de prestations sociales, la somme de 15 milliards de F CFA. Conséquence, la Cnamgs est dans l’incapacité de payer ces hôpitaux et pharmacies.
C’est donc pour faire le point global sur cette situation, que Denise Mekam’ne Edzidzie, a convoqué en urgence les responsables des syndicats du secteur santé, notamment le syndicat des médecins fonctionnaires du Gabon (Symefoga), le syndicat national des personnels de la santé (Synaps) et la Confédération syndicale des agents de l’administration publique, parapublique et privée (Cosynap). 

Pour le membre du gouvernement, cette dette colossale de l’Etat gabonais vis-à-vis de la Cnamgs va être réglée. Car, soutient-elle, « Le gouvernement est le premier interpellé et concerné par cette problématique ».
Cependant, pour y arriver, poursuit le ministre d’Etat, il faudrait regarder dans cette dette, la part du ministère dont elle a la charge, et celle de l’Office pharmaceutique nationale. 
S’agissant des rumeurs sur une pseudo-grève des hôpitaux publics, le président du Symefoga, Dr. Adrien Mougougou, a rassuré le membre du gouvernement, quant au fonctionnement des établissements sanitaires publics. 

« Nous ne sommes pas en grève. Les hôpitaux publics fonctionnent normalement. Nous assurons toujours la prise en charge des malades, nous ne les refoulons pas contrairement à ce qui est dit. La seule difficulté, c’est que nous n’avons pas le matériel pour une prise en charge optimale », a-t-il déclaré.

Toutefois, si les malades sont toujours pris en charge par les hôpitaux publics, en revanche, la Cnamgs n’est plus acceptée. « Nous ne prenons plus la Cnamgs. Nous utilisons les ordonnances ordinaires. Nous attendons un effort du gouvernement, car les hôpitaux publics sont en danger », a souligné Dr. Adrien Mougougou.

Pour apporter des solutions adéquates à ce problème qui mine le bon fonctionnement des hôpitaux publics et la prise en charge des assurés Cnamgs, un groupe de travail a été mis en place, pour 24h, afin de fournir au ministre d’Etat, Denise Mekam’ne Edzidzie, les détails sur la dette, en vue de son règlement.