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Le ministre gabonais du Travail en guerre contre des employeurs véreux 

  27 mai 2018 à 22h33min 0 Commentaire(s)


Dans une note circulaire no 019 du 18 Mai 2018 et adressée aux employeurs des entreprises régies par le Code du travail, le nouveau ministre gabonais du Travail, Arnaud Calixte Engandji-Alandji, a décidé de vérifier par lui-même, que les dispositions légales et règlementaires en matière de travail sont bien appliquées par les chefs d’entreprises.

D’après le ministre du travail, Arnaud Calixte Engandji-Alandji, cette décision de vérifier par lui-même, le respect des dispositions légales et règlementaires en matière de travail en République gabonaise par les chefs d’entreprises privées et para publiques, régies par le Code du travail, découle du constat relatif aux nombreux dysfonctionnements, notamment en matière de relations contractuelles et d’organismes professionnels existants dans ces entreprises.

Une décision salutaire pour les salaries et les syndicats professionnels, qui lors du 1er Mai 2018, c’est-à-dire à la fête du travail, avaient clairement exprimé, par la voix de leur représentant, Fridolin Mve Messa, dans un manifeste au Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, le non respect du droit du travail (Code du travail et Code de sécurité social) par plusieurs employeurs. Ce qui de leur point de vue portait atteinte à la paix sociale chère au président de la République, Ali Bongo Ondimba.

A cette occasion, les travailleurs gabonais n’avaient pas hésité à rendre les inspecteurs du travail responsables de leur calvaire et maltraitance sur le plan professionnel. Sans gueule de bois, ils les avaient accusés de complicité avec les chefs d’entreprises.
Ainsi donc, cette initiative louable du ministre Engandji-Alandji peut être considérée, à juste titre, comme une réponse adéquate du Premier ministre, qui avait promis dans sa réponse aux travailleurs gabonais, lors de la fête du travail, de mettre tout en œuvre pour que les droits de ces derniers soient désormais respectés par tous les employeurs.

C’est pourquoi le ministre du Travail, instruit les chefs d’entreprises, de lui faire parvenir via la Direction générale du Travail, toutes les informations concernant leurs salariés et les organismes professionnels. Autrement dit, l’organigramme nominatif, liste et description des postes, effectifs, les délégués du personnel, les délégués syndicaux, etc. Une échéance de 30 jours leur est accordée pour se mettre en règle vis-à-vis de la loi, avant d’éventuels contrôles.

Pour le membre du gouvernement, dans sa circulaire, l’implication des chefs d’entreprises au respect des dispositions légales et règlementaires régissant les relations de travail, est une contribution supplémentaire des employeurs, au développement économique et à la préservation de la paix sociale au Gabon.