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Le personnel de la CNSS dénonce les dérives autoritaires de la direction générale



Le personnel de la CNSS dénonce les dérives autoritaires de la direction générale

  25 septembre 2018 à 22h54min 0 Commentaire(s)


Le personnel de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), réunie en assemblée générale extraordinaire samedi à Libreville interpelle le gouvernement sur les dérives autoritaires de la direction générale qui décide de la suppression du 13ème mois en violation de l’article 42.14 de la convention collective en vigueur.

« Pour le directeur général, Mme Nicole Asselé, le 13ème mois n’est réservé qu’aux seules entreprises qui produisent. Or la CNSS ne produisant rien, il n’est plus question de nous le payer à compter de ce mois de décembre 2018 », s’est indigné, le président du syndicat des professionnels de la sécurité sociale (SYPROSS), André Richard Ndi Bekoung. 

Selon lui, les décisions de la direction générale visant au redressement de l’institution suscitent déjà une grande inquiétude chez les agents qui voient en ces mesures un risque majeur qui pourrait compromettre l’avenir de l’institution.
Le président du SYPROSS cite en exemple, la mise sur chèque des pensions des retraités au mois de novembre 2017 et qui a eu pour effet, la non perception des droits de centaines de pensionnés dont les réclamations courent toujours. Ou bien encore la mise en place d’un guichet unique du traitement des dossiers de pension, ce qui crée un goulot d’étranglement dans la liquidation des nouveaux droits.

« Nous pouvons également évoquer l’instauration obligatoire du sport pour tous les agents, chaque premier vendredi du mois qui a pour conséquence, la fermeture des locaux sur toute l’étendue du territoire. Il y a aussi, la suspension des compléments et différentiels de salaires bien qu’étant des droits acquis, les affections disciplinaires, un recrutement massif qui passe de 1843 à 2300 agents », a-t-ils ajouté.
« Je conclus en invitant le gouvernement et le chef de l’Etat à se saisir du dossier CNSS, car l’avenir de nombreux travailleurs est menacé ».