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Législative et locales 2018 : Les observateurs de l’Union Africaine satisfaits du déroulement des dernières élections au Gabon

  9 octobre 2018 à 20h56min 0 Commentaire(s)


La Mission d’observation électorale de l’Union Africaine (UA), conduite par l’honorable Mamedi Sidibé, a affirmé, lundi après-midi, au cours d’un point de presse à Libreville, que les élections couplées, législatives et locales, du 06 octobre dernier au Gabon, (du moins le premier tour), se sont bien déroulées, sans irrégularités pouvant avoir un impact négatif sur l’issue du scrutin. Ayant néanmoins constaté certains manquements, cette mission a tout de même fait des recommandations à l’endroit des autorités et des acteurs politiques gabonais.

En mission d’observation au Gabon depuis le 03 octobre dernier, la Mission d’observation électorale de l’Union Africaine a animé un point de presse, lundi après-midi à Libreville. Animée par son Chef de mission, l’honorable Mamedi Sidibé, cette dernière s’est dite satisfaite par l’organisation du premier tour de l’élection couplée législative et locales, malgré quelques griefs. D’où les recommandations de la Mission au Gouvernement gabonais et aux principaux acteurs de la vie politique nationale.
Composé en tout de parlementaires, d’ambassadeurs accrédités à Addis-Abeba, des membres de commissions électorales et d’organisations de la société civile africaine, la commission dont la mission consiste à observer les différentes phases du scrutin sur la base du cadre légal gabonais et des instruments régionaux et continentaux, ratifiés par le Gabon dans le cadre des élections, est composée de vingt neuf membres issus de dix sept pays du continent.

Présent à Libreville en pleine pénurie de carburant, les observateurs n’ont pu être déployés sur le terrain que dans les provinces de L’Estuaire, Moyen Ogooué et le Woleu-Ntem. La commission a tout de même observé des opérations de vote dans les 102 bureaux de vote. « La pénurie de carburant que nous avons trouvée en arrivant ici ne nous a pas permis de couvrir les autres provinces, excepter l’Estuaire, le Moyen Ogooué et le Woleu-Ntem. Qu’à cela ne tienne, lors du second tour nous couvrirons toutes les provinces », a déclaré l’honorable Mamedi Sidibé. 

Faisant le constat préélectoral, notamment le contexte électorale actuel, le Chef de mission a entre autres rappelé qu’il intervient à la suite des événements qui avaient entaché l’élection présidentielle de 2016. Il a également souligné qu’il constitue la preuve des innovations issues du dialogue politique d’Angondjé en 2017.
Au sujet du constat du scrutin a-t-il continué, les équipes de l’Union Africaine ont observé les opérations d’ouverture dans onze bureaux de vote situés en milieu urbain, dont neuf dans la province de l’Estuaire, un dans le Moyen Ogooué et un autre dans le Woleu-Ntem. 

Ce qui a notamment permis cette mission de constater que dans tous les bureaux de vote visités, la plupart des personnels électoraux étaient présents. 
Mais aussi que tous ces bureaux ont ouvert avec un retard variant d’une à six heurs. Conséquence de déconvenues attribuées d’une part à l’arrivée tardive de certains membres de bureaux de vote et d’autre part, à l’acheminement tardif du matériel électoral ainsi que la signature des bulletins de vote par trois membres du bureau.
A l’extérieur de tous les bureaux visités continue la déclaration préliminaire, l’atmosphère était calme et pacifique. Le personnel de sécurité, discret et professionnel, était présent dans tous les centres de vote visités. 

En guise de conclusion, des nombreuses observations faites sur le terrain, le jour du scrutin, le collège des observateurs a retenu que le trait dominant demeure le faible taux de participation. Qui peut s’expliquer par une conjonction de facteurs, notamment la pluie qui s’est abattue dans la quasi-totalité du pays aux premières heures de la matinée. Mais également la pénurie de carburant le jour du vote ainsi que le boycott lancé par certains partis politiques de l’opposition. 

Au titre des recommandations, au Gouvernement : la Mission demande de considérer l’observation électorale comme une contribution des missions d’observation à la crédibilisation du processus en vue de rassurer toutes les parties prenantes au processus. Poursuivre également les efforts en faveur de la réconciliation de toutes les filles et fils du Gabon.

Au Centre Gabonais des Elections (CGE) : Assurer la distribution du matériel électoral dans les délais afin de pallier les retards observés, renforcer la sensibilisation des électeurs afin de les familiariser aux différentes phases du processus électoral, renforcer les capacités du personnel électoral, entre autres.

Aux partis politiques : de respecter les résultats issus des urnes et en cas de contestation, privilégier le recours aux voies légales afin de préserver la paix, la cohésion sociale et la stabilité du pays ; sensibiliser davantage leurs militants et sympathisants afin d’améliorer la qualité de l’exercice du droit civique …

Au nombre des recommandations faites à la société civile, figurent entre autres, la création de synergies entre les plateformes en vue de contribuer plus efficacement et positivement au processus électoral ; développer une stratégie commune pour promouvoir la participation des citoyens gabonais au processus électoral afin de relever le taux de participation aux élections.