ACCUEIL > POLITIQUE > Législatives 2018 : le Rassemblement héritage et modernité sera de la partie 


Législatives 2018 : le Rassemblement héritage et modernité sera de la partie 

  10 avril 2018 à 22h48min 0 Commentaire(s)


Le Rassemblement héritage et modernité (RHM), parti politique de l’opposition, a donné une conférence de presse, ce mardi à Libreville, pour annoncer sa décision de prendre part aux élections législatives et couper court aux critiques dénonçant sa décision d’y participer.

En vue de taire les critiques et surtout préciser le sens de son engagement à prendre part aux législatives à venir, le Rassemblement héritage et modernité (RHM) a donné une conférence de presse ce mardi à Libreville. Alexandre Barro Chambrier, son président, et Michel Menga, le secrétaire général, ont entretenu la presse sur ce choix très débattu sur les réseaux sociaux et au sein de la diaspora de s’engager dans cette compétition électorale.

« Serait-il responsable de livrer sur un plateau en or 143 sièges de députés, 80 sièges de sénateurs, la totalité des conseils municipaux et départementaux entre les mains d’un parti ? », s’est interrogé le président Barro Chambrier.

En qualifiant l’éventuel renoncement à une erreur stratégique, le président du RHM estime que prôner le boycott suffirait à naufrager le crédit de l’opposition et compromettre ainsi l’avenir de tout un pays. Une ligne de défense qui n’est pas opposée à la recherche de « la vérité des urnes de l’élection présidentielle de 2016 ».

« ..Nous nous employons à défendre sans relâche l’idée que la reconnaissance du verdict des urnes est notre exigence de tous les instants », a soutenu le président du Rassemblement héritage et modernité, réfutant le regard porté contre le choix de participer aux législatives comme « un quelconque adoubement prétendument implicite de la présidence d’Ali Bongo ».

La stratégie envisagée au RHM tire ses déterminants de l’expérience des précédentes joutes électorales, a soutenu Michel Menga. L’option d’une candidature unique sur chaque siège parait plus réaliste aux yeux du SG. « Nous appelons nos amis de l’opposition véritable à s’inscrire dans cette position. Nous devons nous concerter avec les autres partis de l’opposition. Nous avons des chances d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale », a-t-il indiqué.

Pour ce parti, le souvenir des boycotts antérieurs révèle une inefficacité douteuse ; de mars 1991 et décembre 2011, les limites semblent évidentes.