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Les Démocrates boudent une plénière à l’Assemblée nationale 

  20 mars 2019 à 22h33min 0 Commentaire(s)


Les membres du groupe parlementaire d’opposition les Démocrates (LD) ont refusé de participer à la plénière de l’élection des bureaux des commissions permanente, qui s’est tenue le mardi 19 mars à l’Assemblée nationale, pour cause de non attribution de postes de l’opposition au sein des huit (8) commissions existantes au Palais Léon Mba.

Après avoir claqué la porte de la séance plénière en guise de contestation, le président du groupe parlementaire du parti d’opposition Les démocrates, Davain Akouré a donné les raisons de l’acte posé. 
« Nous avons décidé de refuser de participer à cette mascarade, nous allons rester des députés simples. Nous laissons au PDG la responsabilité entière des bureaux des huit commissions », a-t-il déclaré devant les médias. 


 
« Le règlement de l’Assemblée nationale stipule que les bureaux des commissions doivent refléter le visage politique de ladite institution. Ainsi les différents groupes parlementaires doivent se retrouver au sein de cette commission. Aujourd’hui, force est de constater que le groupe parlementaire du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a décidé de prendre tous les postes des bureaux des commissions et ne rien laisser à l’opposition. Nous sommes là contre la disposition légale qui impose que le visage politique de l’Assemblée nationale se retrouve dans ce bureau », a-t-il dit.

Le président du groupe parlementaire a également indiqué que « Nous ne revendiquons pas seulement les postes dans les commissions, nous revendiquons également l’existence de l’opposition au sein de ces commissions quelque soit le poste car c’est un équilibre qui est important ».

Pour le député du deuxième arrondissement de la commune de Lambaréné, dans le Moyen-Ogooué (Centre) les huit commissions existant à l’Assemblée seraient entièrement dirigées par le PDG, parti majoritaire dans cette institution parlementaire, bien que des membres de l’opposition aient déjà dirigé des commissions auparavant. « Il est important qu’il y ait la contradiction car un même son de cloche ne pourra pas faire avancer le pays », a-t-il conclu.

En réponse à la contestation de la plénière par ses collègues députés du parti Les Démocrates, le président l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, qui présidait la plénière a déclaré qu’ « il n’y a aucune disposition légale qui vous donne raison et il n’y a aucune raison légale qui me permette d’acculer nos collègues du PDG. Je voudrai appeler à votre sagesse pour mesurer la portée de votre acte », a-t-il dit. 

Aussi, a-t-il a rappelé que les différents groupes parlementaires ont durant 4 jours eu des séances de concertation, au cours desquelles les uns et les autres devaient faire appel à leurs capacités de persuasion.
A l’ouverture de cette séance plénière, Faustin Boukoubi a tenu à rappeler aux députés la portée des articles 44, 47, 48 et 49 relatifs au rôle et aux missions des 8 commissions de l’institution qu’il dirige.