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Les Etats africains en faveur d’une harmonisation des politiques agricoles à Libreville 

  26 avril 2018 à 18h59min 0 Commentaire(s)


Les travaux de la 14ème réunion de la plateforme de partenariat du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) se tiennent depuis ce mercredi à Libreville.
Organisées sous le thème ‘’ accélérer la mise en œuvre des plans nationaux d’investissements agricoles pour atteindre les objectifs cibles de Malabo’’, ces assises ont pour objectif d’élaborer et d’harmoniser les politiques africaines dans le secteur.

Lesquelles politiques sont issues des recommandations du Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements tenu en Janvier 2017 à Addis-Abeba, au cours duquel, le bilan de la mise en œuvre a été présenté aux dirigeants africains.

Cette revue biennale a fait ressortir des disparités entre les communautés économiques régionales d’une part et les Etats membres d’une même communauté.
Concernant la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), le processus de mise en œuvre du PDDAA, d’une façon générale, a souffert d’un démarrage tardif.

Le présent forum permettra également, sur la base du rapport de la revue biennale 2017 de l’Union africaine, d’identifier les mesures qui s’imposent à chaque Etat membre pour accélérer la mise en œuvre des Plans nationaux d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN), afin non seulement de l’adapter aux objectifs de Malabo, mais aussi aux évolutions récentes du secteur agricole des pays respectifs.
Aussi, faut-il souligner, les Gouvernements africains se sont engagés, entre autres, à Malabo, à la mise en place de l’ « Africa Investment Bank », à l’élimination de la faim d’ici 2025, à travers le slogan ‘’Faim zéro, à réduire les pertes post-récoltes au moins de moitié.

Les Chefs d’Etats des pays concernés, sont également invités à soutenir la croissance du PIB agricole au taux minimum de 10% par an ; à établir et/ou renforcer les partenariats publics-privés inclusifs pour les chaînes de valeur d’au moins 5 produits agricoles prioritaires liés aux petits exploitants agricoles.

Une initiative qui prévoit la création des opportunités d’emplois pour au moins 30% de la jeunesse dans les chaînes de valeurs agricoles, de préférence accordées aux femmes et aux jeunes dans des activités agroalimentaires lucratives et attrayantes, afin de permettre un retour sur les investissements des politiques agricoles élaborées dans ce cadre.

Il s’agit de promouvoir le commerce intra-africain en produits de base et services agricoles, ainsi que de tripler le commerce intra-africain de produits agricoles, tout en accélérant le libre-échange continental et la transition vers un système continental de tarif extérieur commun.
L’objectif global est de veiller à ce que d’ici 2025, au moins 30% des exploitations agricoles ou ménages pastoraux soient résilientes aux chocs.