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"Les opérations de contrôle qui vont avoir lieu dans les entreprises ne consistent pas à remplacer les employés étrangers par les Gabonais" (Ministre du Travail) 

  28 mai 2018 à 23h00min 11 Commentaire(s)


Le ministre gabonais du Travail, Arnaud Engandji a informé, au cours d’une conférence de presse animée, samedi à Libreville, que les opérations de contrôle annoncées pour à partir du 1er juillet prochain dans toutes les entreprises installées au Gabon, ne visent pas à remplacer les employés étrangers par les gabonais, mais à vérifier si l’employabilité est pratiquée dans le respect de la loi en vigueur en République gabonaise.

Le membre du gouvernement gabonais a tenu à donner des éclairages à l’opinion suite aux interprétations qui ont suivies après l’annonce, vendredi dernier, via une note circulaire de l’opération de contrôle. Des interprétations publiées dans les réseaux sociaux font état d’une discrimination à l’endroit de l’employé étranger au Gabon.
Pour Arnaud Engandji, il est tout simplement question de contrôler si les employés gabonais et étrangers qui travaillent dans toute sorte d’entreprise, le sont en conformité avec le Code du Travail.

"Notre première mission est de faire un recensement aussi large que possible pour régulariser tout le monde. Il ne s’agit pas de faire partir les travailleurs étrangers pour les remplacer par des gabonais, mais de voir si tous les travailleurs nationaux ou étrangers disposent d’un contrat de travail et d’amener l’employeur à déclarer l’employé aux organismes de sécurité sociale notamment la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS)", a-t-il dit

"Une fois que nous avons fait cela, nous allons mettre une base de données des personnes identifiées sorties de l’informel pour qu’elles contribuent à l’économie réelle", a-t-il ajouté.

"La priorité pour le ministère du Travail est de regarder quelque soit la nationalité des travailleurs où ils exercent, à quoi sont-ils occupés. A partir de cela, nous aurons un ensemble d’informations qui permettent d’identifier les secteurs à forte concentration de main d’œuvre étrangère et voir les causes. Et lorsque nous aurons ces informations, nous pourrons décider par exemple que le centre Basile Ondimba va devenir un centre des métiers identifiés comme problème, soit en terme d’attractivité, soit parce que les cibles que nous proposons ne sont pas appropriées", a-t-il fait savoir.

En réponse aux propos du ministre du Travail, le président du Conseil gabonais du patronat (CGP), Francis Jean Jacques Evouna a salué cette réforme qui, selon lui, va conduire non seulement à l’effectivité de la création de 10.000 emplois annoncés, le 31 décembre 2017 par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, mais également de résoudre la question de répondre aux besoins des entreprises.