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Les sévères mises en garde de Guy-Bertrand Mapangou face à la crise de la poste

  24 juillet 2018 à 18h34min 0 Commentaire(s)


Le ministre d’Etat, en charge de la Communication et de l’Economie numérique, Guy Bertrand Mapangou, a vivement appelé, ce mercredi, au cours d’une visite surprise entreprise, sur deux sites de l’entreprise, au consensus pour sortir la Poste gabonaise de la crise qui la fragilise.

Le ministre d’Etat, en charge de la communication et de l’Economie numérique, Guy-Bertrand Mapangou a eu le ton grave face aux personnels administratif et syndical de la Poste, lors de sa visite inopinée des sites du Centre-ville et du Tri et colis postaux des Charbonnages, ce mercredi à Libreville.

« Il n’y a pas de honte à se battre entre mari et femme. Même si ta femme t’a fait tomber dans la chambre, évite qu’elle aille dire dehors qu’elle t’a fait tomber. Donc restez dans votre chambre, trouvez-nous des solutions. Vous avez deux semaines pour trouver des solutions, sinon je coupe cette subvention et tout le monde ne sera plus payé », a-t-il averti.
Le membre du gouvernement, qui voulait se donner un aperçu réel de l’ampleur de la crise, loin des ‘’make up’’ accompagnant les visites annoncées, a naturellement trouvé au Centre-ville un piquet de grève qui dure depuis l’an dernier et surtout un environnement de travail timoré. 

En plus de nombreux bureaux et espaces d’accueil déserts, Guy-Bertrand Mapangou a fait le constat de l’inefficacité de certains produits et service de la Poste. Aux boites postales par exemple, sur 9080 adresses, près des ¾ sont inexploitées à ce jour. Un manque à gagner que le ministre a estimé probablement imputable à l’augmentation du prix, parti de 10 à 75 mille francs CFA. 

Ainsi pour inciter à l’apaisement, le ministre d’Etat ne s’est pas privé des sagesses du terroir pour amener les parties à accepter de se parler, entre administration et syndicat dit légal ou non. 
« On dit chez moi, buvez un peu d’eau qu’a bu le coq pour vous rasseoir et trouver des solutions. Vous n’allez pas rester là ad vitam aeternam pour deux petits points sur 15 », a-t-il déploré. 
Une invite à transcender les égos qui, selon lui, devrait sortir l’entreprise de cette impasse. Il a du reste appelé à une prise de conscience des efforts du gouvernement qui continue de verser une subvention à l’entreprise, en dépit des recettes propres qu’elle est supposée générer.

« Le gouvernement n’avait pas vocation à donner des subventions pour faire des salaires, puisque vous étiez censés produire vous-mêmes vos propres recettes. Et si l’Etat le fait, c’est pour sauver ces gabonaises et ces gabonais. Maintenant, vous dans la restructuration, vous avez mission de restructurer. On ne restructure pas pendant 20 ans. Vous avez une mission bien définie d’amener l’entreprise à une bonne santé et revenir à vos métiers. C’est pas la peine de vous éparpiller, ça ne vous a pas réussi. Les Postebank, immo, etc. ça ne vous a pas réussi. Alors revenez aux fondamentaux, à votre courrier, votre CCP (compte courant postal) et c’est tout », a-t-il suggéré.