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Les travailleurs du site Olam Palm Mboukou interpellés après avoir causé des dommages matériels et corporels à leur employeur

  29 octobre 2018 à 20h38min 0 Commentaire(s)


Les ouvriers de la société Olam Palm Mouila, précisément au site Mboukou, dans le canton Tandou, département de Tsamba-Magotsi, au Nord de la province de la Ngounié (sud), sont en grève depuis le 19 octobre dernier. Au centre des revendications : demander à la hiérarchie Olam Palm, leur immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale et à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNSS-CNAMGS), l’augmentation de la prime de logement, le changement de statut, l’augmentation de la prime de panier à 2000 francs etc.

Après avoir déposé un préavis de grève de cinq jours, le 24 septembre dernier auprès de Julio Bodinga, directeur de ressources humaines d’Olam Palm Mouila lequel a également été déposé près les autorités administratives locales en vue de se conformer à la règlementation en vigueur en matière de droit à la grève, les délégués syndicaux et autres personnes travaillant sur le site ‘’Mboukou’’ d’Olam Palm Mouila, ont perdu la face en faisant dans la revendication excessive .

Le site Olam Palm ‘’Mboukou’’, qui emploie environ 2500 ouvriers de différents sexes, connait en effet, depuis un certain temps, de chaudes humeurs du fait du mécontentement de ses personnels. Lesquels ont pour entre autres points de revendications, l’immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale et à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNSS-CNAMGS), l’augmentation de la prime de logement devant passer de 15 000 à 40.000 F CFA, le changement de statut, l’augmentation de la prime de panier à 2000 francs, ainsi que le délogement des sous traitants dans les sites d’Olam.

Seulement, les ouvriers, au lieu de s’inscrire dans la légalité, iraient jusqu’à poser des actes en totale déphasage avec la loi. Ainsi, ils formeront des blocs et autres barricades sur la voie menant à l’exploitation Olam. Plus grave, ils commettront des actes de vandalisme ayant entrainé des dégâts matériels.

Bilan : plusieurs véhicules endommagés, pneus dégonflés, vitres des portières et pare-brises cassées, tableaux électriques bloqués, palmiers à huile dessouchés, panneaux de signalisation et enseignes détruits, indique le rapport d’enquête de la police judiciaire locale.
On relève le vol de deux ordinateurs HP, les trousses de premiers secours, une résidence d’indonésiens dépouillée, 140 000frs et deux téléphones portables ont également été emportés, précise la source policière.

En plus des dégâts matériels, les limiers, sollicités par les responsables d’Olam pour ramener la sérénité s’apercevront de la présence, sur les lieux d’un indonésien pris en otage et molesté par des ouvriers irrités. Vu la violence exercée par les employés sur celui-ci, ils useront des bombes lacrymogènes pour le libérer, a précisé l’officier en charge du dossier. Il s’en est suivi une plainte contre X pour séquestration, voie de faits, agressions et un arrêt de travail. 

La plainte déposée a permis l’interpellation, par les agents de forces de police, sur instruction du procureur de la République, de huit grévistes dont deux auraient été relaxés et six placés en détention préventive. Il s’agit, entre autres, de sieurs Steven Sanguinick 20 ans, Arnaud Manfoumbi 22 ans, Wenceslas Nguindou 38 ans, Joe Tsinga Moubélé 21 ans, Koussou Ilongowidja 22 ans et Elvis Moutou Mabika 25 ans.

Précisons que les agents ont retrouvé, après perquisition le 18 octobre au domicile de l’ouvrier Ulrich Okolo, deux ordinateurs. Il a été présenté, mercredi dernier devant le parquet, avant déferrement à la prison centrale de Mouila pour vol aggravé. La reprise du travail est encore timide sur le site de Mboukou.