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Litiges frontaliers : Consensus sur plusieurs étapes entre le Gabon et certains Etats voisins 

  16 juin 2018 à 21h18min 0 Commentaire(s)


La Commission nationale des frontières a organisé, ce jeudi à Libreville, son Assemblée générale dans l’optique de la journée africaine des frontières, célébrée le 7 juin de chaque année. Plusieurs règlements négociés entre le Gabon et les États voisins figurent au titre des missions effectuées par le secrétariat permanent.

Dans le cadre de la célébration de la journée africaine des frontières, commémorée le 7 juin de chaque année, l’Assemblée générale de la Commission nationale des frontières (CNF) a été l’épicentre des manifestations organisées cette année au Gabon.

Présidée par la ministre déléguée à l’Intérieur, Mme Patricia Taye, l’Assemblée générale de la CNF a enregistré la présence aussi bien d’autres membres du gouvernement, mais également les membres de droit des ministères et entités concernés par cette question transversale.

Le Secrétariat permanent, organe d’exécution des missions de la CNF, a fait l’inventaire du niveau des négociations dans les litiges frontaliers entre le pays et les Etats voisins. « Nous avons entrepris de finaliser beaucoup d’étapes avec la partie congolaise. Nous avons pratiquement traité tous les litiges qui étaient en suspend. Avec le Cameroun, nous avons entamé le processus de démarcation par reconnaissance conjointe de notre frontière commune », a confié Victor Mpira, le secrétaire permanent.

Résultats des missions conjointes initiées entre les parties, ces règlements négociés participent d’une volonté partagée d’œuvrer à la délimitation et à la démarcation des frontières, sources de restauration et préservation de l’intégrité du territoire, ferments de paix, sécurité et progrès économique.

Concernant l’annexion supposée du Gabon par le Congo dans sa frontière de l’Ogooué-Ivindo, le secrétaire permanent s’est inscrit en faux, soupçonnant une manœuvre de désinformation dont les auteurs vivraient sur le sol gabonais. Le litige, s’il en existe, est consécutif à l’exploitation d’une ligne des eaux dont la démarcation de la frontière reste à déterminer, estime M. Mpira.

Le financement des missions de cet organe d’exécution reste toutefois dans les proportions des missions qui, jusque-là, leurs sont assignées. « Les moyens inscrits nous permettent de travailler », a soutenu M. Mpira.