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Lutte contre la corruption : Réduire la circulation du cash pour optimiser le climat des affaires au Gabon

  21 novembre 2018 à 18h42min 0 Commentaire(s)


La réunion de validation des projets d’avis à soumettre aux membres de la Commission nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) et celle de l’accord d’alerte et de Médiation en matière de lutte contre la corruption entre les secteurs public et privé qui s’est tenue, le lundi 19 novembre 2018 à Libreville, a permis aux participants de poser les jalons en vue de réduire la circulation du cash money au Gabon.

« Le pays doit être actuellement au cœur d’une ambition claire : réduire la circulation du cash afin de sécuriser et accélérer les paiements, mais surtout dynamiser le segment porteur des services et combattre la corruption », a déclaré le président de la CNLCEI, Dieudonné Odounga Awassi, dès l’entame de cette réunion, qui regroupait les Hauts représentants d’Administrations nationales et locales, des dirigeants de Fédérations patronales, du Forum du Pétrole et de l’Energie. 

Pour M. Odounga Awassi, le Gouvernement du pays devrait aujourd’hui, introduire le paiement électronique au niveau d’un certain nombre d’administrations publiques pour le règlement numérique des biens et services ou encore le transfert d’argent.
L’amélioration de la connectivité Internet demeure une nécessité. Sans laquelle, les divers outils de paiement numérique ne pourraient pas fonctionner. En effet, le taux de pénétration Internet devrait s’accroître ou s’étendre sur tout le territoire national.

Aussi, les participants, durant ces travaux de Libreville, se sont attelés à partager leurs expériences relatives aux avancées constatées en matière d’intégrité, de bonne gouvernance et de traçabilité des opérations en vue d’optimiser la sécurité du climat des affaires au Gabon.

« A l’unanimité, nous nous sommes accordés à l’idée de matérialiser nos conclusions par des actes administratifs. Ce travail étant fait, il nous revient de valider lesdits documents avant de les soumettre à qui de droit. Cette validation fera, de ces projets d’actes administratifs, des véritables documents afin qu’ils soient les mieux expressifs et pertinents », a souligné M. Odounga Awassi.

En s’appuyant sur l’article 39 de la Convention des Nations Unies contre la corruption, relatif à la coopération entre les Autorités nationales et le secteur privé sur les questions concernant la commission d’infractions de corruption, de blanchiment et d’enrichissement illicite établies par ladite convention, la CNLCEI s’est engagée , en application des articles 4 et 5 de son texte organique, à encourager cette collaboration en matière de prévention de risques de corruption et d’enrichissement illicite, ayant débuté depuis décembre 2015.