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Mesures d’austérité : Le niet de l’USAP

  19 juillet 2018 à 23h38min 0 Commentaire(s)


L’Union des syndicats de l’administration publique, privée et parapublique (Usap) a catégoriquement rejeté le 17 juillet 2018, les mesures d’austérité prises par le gouvernement.

Les mesures d’austérité annoncées par le gouvernement sont loin de recueillir l’adhésion des syndicalistes. Pour les membres de l’Union des syndicats de l’administration publique, privée et parapublique, réunis à leur siège le 17 juillet 2018, il n’est pas question de soutenir ces mesures, car elles « précariseraient le fonctionnaire gabonais ».

« L’Usap dénonce avec la dernière énergie le plan machiavélique qui vise à chosifier l’agent de l’État et demande au gouvernement de surseoir à ces mesures impopulaires et l’invite à ouvrir les véritables négociations », a déclaré le président de l’Usap, Fridolin Mve Messa.

Les syndicalistes déplorent que ces mesures aient été décidées et mises en œuvre par le gouvernement, sans consultation préalable des partenaires sociaux comme l’exigent la pratique syndicale et le dialogue social en pareille situation. Cette approche cavalière, assure l’Usap, viole les dispositions de la Convention 151 de l’OIT et des articles 72 et 73 du statut général de la fonction publique.

Convaincu que la mauvaise gouvernance, les mauvais choix politiques et économiques opérés depuis 2009 sont à l’origine de ces mesures machiavéliques, l’Usap estime qu’il ne revient pas à l’agent public de supporter ou de porter le poids de la mauvaise gestion, des détournements, de la gabegie, imputables à l’équipe dirigeante.

Elle suggère au gouvernement de jouer sur d’autres leviers pour faire des économies. Elle lui demande notamment « la suppression de toutes les agences, la commission pour la protection des données à caractère personnel, la commission de lutte contre l’enrichissement illicite, la suppression du décret 12 fixant la solde forfaitaire, le regroupement de certains ministères en entités administratives, la suppression du médiateur de la République, du Conseil national de la démocratie, du Senat, du Haut représentant du président de la République, du centre gabonais des élections pour en faire un organe ponctuel à convoquer en période électoral… ».

Pour mieux contrer le gouvernement sur ce front, l’Usap invite toutes les organisations des travailleurs à une unité d’action syndicale face à ce qu’il qualifie de « graves menaces » pesant sur l’agent de l’État. Rendez-vous a été pris avec les fonctionnaires gabonais le 27 juillet 2018, dès 8 heures à la primature pour un mouvement d’humeur.