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Mines : cinq ans de prison requis contre Samuel Mebiame à New York pour des faits de corruption

  4 mai 2017 à 23h58min 0 Commentaire(s)


Soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants pour l’obtention de concessions minières en faveur du fonds du capital-investissement américain Och-Ziff, le Gabonais Samuel Mebiame risque une peine de cinq ans de prison, selon les réquisitions du procureur. Le jugement en première instance doit être rendu vendredi.

Neuf mois après son arrestation à Brooklyn (New York), mardi 16 août par des officiers fédéraux américains, Samuel Mebiame, le fils de Léon Mebiame, ancien Premier ministre du Gabon (1975-1990), risque cinq ans de prison — le maximum encouru — pour des faits présumés de corruption au Niger, en Guinée et au Tchad en échange de l’obtention de concessions minières, selon les réquisitions du procureur américain James Loonam, consultées par Bloomberg. Le jugement doit être rendu vendredi 5 mai.

Samuel Mebiame, qui est depuis maintenu en détention sans droit à une mise en liberté sous caution, et a plaidé coupable le 9 décembre dernier, est poursuivi par la justice américaine pour violation de la loi américaine contre la corruption d’agents publics à l’étranger.

Il est accusé d’avoir régulièrement versé des pots-de-vin à des responsables publics au Niger, en Guinée et au Tchad afin d’obtenir des concessions minières pour une co-entreprise liée à un fonds d’investissement spéculatif américain, Och-Ziff Capital Management. Pour le Financial Times, Samuel Mebiame agissait au nom d’Africa Management Limited (AML) — une société d’investissement dans les mines africaines créée en 2007 —, en partie détenue par le capital-investisseur.

Il a payé en direct des millions de dollars de pots-de-vins
Ce dernier, spécialisé dans la gestion et la vente d’actifs, a reconnu en septembre avoir enfreint la législation américaine anticorruption, admettant notamment être à l’origine du versement de quelque 100 millions de dollars (environ 77 millions d’euros) de dessous de table sur le continent entre 2007 et 2011, via plusieurs intermédiaires dont il était déjà question, en septembre, dans deux comptes-rendus publiée par la SEC (gendarme américain de la bourse) et la cour fédérale du district est de New York au terme de cinq ans d’enquête.