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Mise en place d’un comité ad hoc pour la refonte de l’aéroport de Libreville

  24 mars 2019 à 08h07min 0 Commentaire(s)


Le ministre en charge des Transports, Justin Ndoundangoye, s’est entretenu, ce mercredi 20 mars à Libreville, avec les opérateurs économiques du secteur aérien, afin de mettre en place un Comité ad hoc sur la compétitive et l’attractivité de l’aéroport international Léon Mba et des aéroports de l’intérieur du pays. 

Le Comité ad ‘hoc qui sera mis en place aura 4 mois pour plancher sur l’amélioration des services de l’aéroport international Léon Mba, taxé d’être aujourd’hui des aéroports les plus chers de la sous-région avec ses multiples taxes dont les taxes TVA sur le carburant, douanière, Asecna, Anac et impôts pour ne citer que celles-là. Des taxes qui sont généralement payées par les passagers et non les compagnies. Ce qui explique le coût très élevé des billets des vols domestiques et internationaux.

Il (comité ad hoc) va analyser et proposer au Gouvernement la levée de tous types d’impositions pratiquées sur le kérosène (combustible) pour les vols internationaux, lequel doit se conformer aux normes internationales ; proposer un niveau de taxe/impositions aéronautiques pour le développement du tourisme via l’aviation ; analyser et revoir la structure des prix des produits pétroliers aéronautiques et permettre à l’Etat de réaliser des économies budgétaires liées à la facturation de la TVA sur les produits pétroliers aéronautiques.
Ce comité ad hoc va faciliter, au profit des opérateurs pétroliers du secteur aérien, la gestion TVA ; analyser et faire des recommandations pour l’adoption de l’étude technico-économique réalisée par l’Etat et l’Asecna. 

Enfin, ce comité qui va rassembler les opérateurs économiques, la douane, la GOC (Gabon Oil Company) et les impôts, va également analyser la structure des coûts des billets d’avion pour les vols domestiques et des différents coûts de passages au niveau du Pool aviation.

Les opérateurs économiques qui ont loué l’initiative du gouvernement n’ont pas manqué d’énumérer bien d’autres points qui doivent également être pris en compte durant ces échanges qui permettront de sauver l’aéroport de Libreville, vitrine d’un pays. 

Il s’agit entre autres, de l’harmonisation des taux fiscaux ; du problème structurel, de l’investissement, de diviseur qui est en baisse constante, du renouvellement des équipements vieillissants ainsi que la question du coût du carburant, qui diffère entre les villes, soit 600 francs à Libreville et 2000 francs à l’intérieur du pays notamment à Franceville, dans le Haut-Ogooué. Il faut dire que le carburant, à lui seul, représente 40% des charges d’une compagnie aérienne.

« Ce Comité nous donne l’opportunité de redéfinir nos coûts, de revoir avec toutes les parties prenantes quel est le nouveau business modèle pour nous permettre de mieux vendre notre carburant et au final la destination Gabon. En effet, au niveau du Pool, nous connaissons des difficultés dans la mesure où les compagnies aériennes abandonnent, plus ou moins, la destination Gabon pour la fourniture en matière de produit pétrolier », a souligné Armand Nety Bobo, représentant de Total, par ailleurs responsable du pool aviation à ADL. 

Selon le ministre des Transports, ce travail permettra d’exonérer plusieurs coûts et de se conformer aux normes internationales. « Nous sommes membres de l’OACI et membre par le canal des transporteurs à l’IATA et nous avons adhéré à la convention de Chicago qui exonère l’ensemble de carburant aéronautique pour les vols internationaux. Donc, sur le plan international uniquement, nous souffrons de l’inapplication des recommandations internationales qui sont observées par l’ensemble des opérateurs internationaux. Donc, il s’agit pour nous d’exonérer totalement de la TVA et de l’ensemble des taxes qui suivent les produits aéronautiques internationaux tel que le carburant », a-t-il indiqué.