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Moukagni Iwangou au gouvernement : le vide institutionnel à l’Assemblée nationale, la raison principale 

  13 mai 2018 à 22h59min 12 Commentaire(s)


Le président du parti de l’opposition, l’Union et solidarité, a animé une conférence de presse, vendredi à Libreville, pour échanger sur les raisons qui ont motivé son entrée au gouvernement, le 4 mai dernier.
Le président de l’Union et solidarité ( US, opposition), Jean de Dieu Moukagni Iwangou a justifié son entrée au gouvernement, nommé le 4 mai dernier, par la situation d’exception occasionnée par la dissolution de l’Assemblée nationale par la Cour constitutionnelle.

Persuadé de ne pas avoir trahi ses convictions, le natif de Mouila a estimé, face à la presse vendredi, que la dissolution de l’Assemblée nationale fait perdre de droit les clivages majorité-opposition. Son entrée au gouvernement, fondée sur l’impossibilité dès lors pour un camp de revendiquer légitimement plus de ministres au gouvernement, était une occasion pour l’opposition de prendre part à l’organisation des élections législatives crédibles, a-t-il regretté.
Et pour couper court au torrent d’invectives déversé sur lui, il a déclaré que « Moukagni Iwangou n’a pas renoncé à ses convictions, elles restent les mêmes, pleines et entières ».

Concernant sa démarche jugée personnelle, entreprise sans se référer au parti, le président de l’US s’est défendu en indiquant qu’il a été consulté depuis Bruxelles où il séjournait pour des raisons personnelles. De même, il s’est appuyé sur les dispositions réglementaires du parti notifiant au président qu’il représente le parti dans tous les actes de la vie civile. Face à l’urgence, a-t-il dit, il a donné son accord pour ensuite venir échanger avec son parti une fois de retour.

Les cadres de son parti opposés à la démarche du président ont brillé par leur absence lors de cette conférence de presse.
Plutôt acculé de questions sur les nombreuses plaintes en cours à son initiative contre Ali Bongo Ondimba auprès des instances judiciaires internationales, Moukagni Iwangou a plutôt botté en touche, préférant circonscrire l’échange aux raisons qui ont motivé son entrée au gouvernement.

Habile dans l’esquive, il a préféré partager la responsabilité de la passivité affichée par tous face aux modifications de dispositions constitutionnelles exigeant désormais un serment des ministres devant le président de la République.