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Nouveau mode de rémunération des agents publics : l’avancement au mérite comme mode de progression

  28 février 2018 à 21h26min 0 Commentaire(s)


Après le Conseil des ministres du 23 février dernier, de la loi n*/2005 du 4 février 2005, portant statut de la Fonction publique, notre rédaction s’est rapprochée, mardi, dudit ministère afin d’acquérir d’ample explications sur certaines mesures qui ont été annoncées, notamment la gestion des carrières des agents publics.

Selon une source bien indiquée, rencontrée au ministère de la Fonction publique et qui a requis l’anonymat, l’objectif visé est de rendre plus efficace la fonction publique et faire de cette dernière, une fonction de qualité.

S’agissant proprement de l’exclusivité de l’avancement au mérite comme mode de progression dans la carrière, cette même source a indiqué que ‘’désormais, chaque hiérarchie décidera du mérite de l’agent, en fonction des missions qui lui sont confiées, de son assiduité au poste. Ceci, dans le but de stimuler ceux qui travaillent réellement, de les encourager au détriment des pareusseux ’’, soulignant que ‘’cela n’exclut nullement la prise en compte du critère de l’ancienneté’’.

Pour la même source,’’ celui qui répondra aux critères sus mentionnés bénéficiera d’un avancement tous les deux ans, alors que l’autre devra attendre 4 ans pour en bénéficier’’.
Afin d’amener à bien ce projet, ‘’des critères d’évaluation seront mis en place pour chaque spécificité. Ce qui revient à dire, que chaque administration devra mettre en place des modules permettant d’évaluer un agent’’, a-t-il précisé.

Le ministre de la Fonction publique, Jean Marie Ogandaga entame depuis la semaine dernière une tournée dans ce sens, afin d’expliquer aux Secrétaires généraux des administrations publiques, aux membres du gouvernement, les nouvelles méthodes de gestion des ressources humaines qui seront mises en place.

S’agissant du cadre de la réduction du nombre de groupe d’emploi ouvert, la même source a précisé que ‘’le nombre des agents évoluant dans les cabinets ministériels, à nomination extra fonction publique, va être réduit (sur les 9 conseillers que possède le ministre, ce dernier disposera désormais d’un minimum de 3 conseillers extra fonctionnaires). Ceci, afin d’éviter l’intégration des agents non permanent à la Fonction publique après un éventuel remaniement ministériel’’.

De la suppression de l’unicité des grilles, notre source a indiqué qu’il s’agit d’acter juridiquement les différentes grilles sectorielles issues du nouveau système de rémunération.