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Olivier Nzaou nommé nouveau procureur du Tribunal de première instance de Libreville

  5 juillet 2018 à 00h18min 0 Commentaire(s)


Dirigée par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, en sa qualité de président du Conseil supérieur de la Magistrature, la réunion de cette instance judiciaire, tenue mardi à Libreville, a été sanctionnée par la nomination du nouveau procureur de la République, près le tribunal judiciaire de première instance de Libreville, Olivier Nzaou, qui remplace, Steeve Ndong Essame, nommé avocat général à la cour d’appel judiciaire de Libreville.
Le nouveau procureur de Libreville n’est pas un inconnu du monde judiciaire et du grand public. Avant sa nomination, il était l’un des magistrats affectés au tribunal spécial chargé de la délinquance financière et économique créée en 2015. Il a occupé également le poste de Substitut du procureur général près la Cour d’appel d’Oyem, capitale provinciale du Woleu Ntem (Nord).
 


Il aura la lourde charge de mettre en œuvre les orientations formulées par le président du Conseil supérieur de la Magistrature, Ali Bongo Ondimba, aux présidents des cours et tribunaux pour une Justice indépendante et impartiale non décriée par les justiciables. 
 
L’arrivée de ce nouveau procureur était attendue par l’opinion au regard de l’inefficacité de son prédécesseur, Steeve Ndong Essame. Il était reproché à ce dernier de faire dans la « justice spectacle » caractérisée par un certain manque d’intérêt, une indifférence et surtout un mutisme consentant devant l’insécurité et la violence qui sévissent à Libreville. 


Le tout couronné par une communication approximative sur les enquêtes diligentées sur un certain nombre d’affaires, qui sont toujours d’actualité et qui nécessitent que la lumière soit faite, ainsi que le souhaitent les populations victimes de laxisme.

C’est le cas par exemple des crimes de sang dit « rituels », des crimes économique et financier, des trafics de tout genre, des braquages, des assassinats, des fusillades, le braconnage, la consommation des stupéfiants en milieu scolaire, et de la violence.
L’ancien procureur était également décrié quant à sa lenteur dans la saisie des dossiers. On se rappelle récemment de sa montée tardive au créneau quant à la disparition, en mai dernier, et par noyade de trois élèves du collège d’enseignement secondaire d’Akébé, entrainant la psychose dans le pays.

Cette situation a conduit à la confusion dans l’opinion, laquelle n’était pas fixée sur le nombre exact d’élèves décédés sur la place, vu que la rumeur, relayée même par certains médias nationaux internationaux, faisait état de quinze élèves.