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Participation au dialogue : l’opposition gabonaise en ordre dispersé

  8 février 2017 à 00h05min 0 Commentaire(s)


Au Gabon, après la crise post-électorale, le président Ali Bongo avait annoncé l’ouverture d’un dialogue politique national inclusif. Le rassemblement devait s’ouvrir après la Coupe d’Afrique des nations qui s’est terminée dimanche. Depuis novembre, des consultations ont commencé sous l’égide du Premier ministre. Plusieurs personnalités et partis d’opposition se sont dits prêts à participer, sous conditions. Mais d’autres répètent qu’ils n’iront pas, notamment la coalition de Jean Ping, qui a déjà organisé son propre dialogue en décembre.

Jean Ping et sa coalition refusent toujours de participer au dialogue et s’annoncent comme les grands absents du rassemblement voulu par le pouvoir. « Ce serait inhumain de se jeter dans les bras d’Ali Bongo. Nous avons eu beaucoup de morts. La plaie est trop béante », explique l’ancien président de l’Assemblée et allié de Jean Ping, Guy Nzouba-Ndama.

Le gouvernement propose aux absents de signer l’éventuel accord a posteriori. « Ce n’est pas sérieux. Il faut mettre un peu de morale en politique », réagit Guy Nzouba-Ndama. La coalition autour de Jean Ping fait donc toujours bloc, même si certains cadres se sont parfois écartés de la ligne officielle pour proposer d’autres formes de dialogue pouvoir-opposition, comme l’ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba ou l’avocat Louis Gaston Mayila.

Une participation sous conditions
D’autres enfin se sont dits favorables à l’appel lancé par le pouvoir comme le Forum africain pour la reconstruction (FAR), l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) ou encore Démocratie Nouvelle.