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Perspectives économiques : Les prévisions de la Bad pour le Gabon en 2020

  22 juillet 2020 à 00h37min 0 Commentaire(s)


L’horizon s’assombrit pour le 5e producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne, 2e producteur africain de bois et leader mondial de manganèse, selon les dernières projections publiées par la Banque africaine de développement (Bad), le 16 juillet, et examinées sous deux scénarios : optimiste et pessimiste.

 Rien n’est rose pour Rose Christiane Ossouka Raponda ! La Banque africaine de développement (Bad) affirme que le Gabon devrait connaître une perte de croissance de l’ordre de 7,5 points en 2020, selon le scénario pessimiste. Ses déficits budgétaires devraient s’accentuer respectivement de 6,2 points et 14,7 points de pourcentage du PIB. De même, l’économie sera heurtée par une inflation de 0,9 point ou de 1,6 point, selon les scénarios optimiste ou pessimiste.

Selon les prévisions de la Bad, la crise sanitaire liée au Covid-19 devrait entraîner un ralentissement du processus de diversification et d’industrialisation, compte tenu de la baisse des revenus publics et des mesures de confinement liées aux effets de cette pandémie. Toutefois, les économistes de la Bad assurent que « la stratégie de diversification de l’économie nationale, si elle est sérieusement mise en œuvre devrait permettre le développement de nouveaux secteurs d’activité, principalement dans l’agroalimentaire ».

Pour la Bad, les principales recommandations de politiques économiques en Afrique centrale devraient consister à prendre des mesures sanitaires et économiques appropriées, en vue de contenir les effets de la pandémie du coronavirus sur les pays. Cela passe également par la consolidation de la paix, la sécurité et la stabilité ; le renforcement de la gouvernance économique en poursuivant les efforts d’assainissement du cadre macroéconomique et du climat des affaires, pour promouvoir la diversification économique, investir dans les infrastructures et améliorer la mobilisation des ressources intérieures. Ces projections économiques auront sans doute un impact sur la marge de manœuvre du nouveau Premier ministre, face à la forte demande sociale.