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Progec : La CPG appelle à une concertation avec l’Aganor

  7 décembre 2020 à 11h49min 0 Commentaire(s)


 
La Confédération patronale gabonaise (CPG) préconise une concertation plurisectorielle avec l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor), pour trouver des solutions aux points d’achoppements relatifs à l’exécution du Programme gabonais d’évaluation de la conformité (Progec).

Lors de sa première séance de travail du second mandat d’Alain Bâ Oumar, le 4 décembre dernier, le bureau exécutif de la Confédération patronale gabonaise a préconisé la poursuite de la concertation avec l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor). Cette concertation plurisectorielle vise à aplanir les divergences sur les conditions d’application de l’évaluation de la conformité aux normes des produits fixées par l’arrêté n°1080-20, dans le cadre du Programme gabonais d’évaluation de la conformité (Progec).

Si la CPG assure qu’elle n’est nullement opposée à une démarche Qualité qui permet de sécuriser le consommateur, de favoriser la croissance et de garantir la compétitivité, elle juge cependant précipitée l’entrée en vigueur des contrôles de l’Aganor. De même, elle s’interroge sur la pertinence d’une telle décision et des actions qui en découleront, au regard de l’absence d’un laboratoire de contrôle au Gabon et de la non-exploitation des compétences locales.

« Le problème que nous avons avec l’Aganor, ne réside pas dans l’existence de la norme. L’Aganor n’a pas de laboratoire local, son action repose sur des mandataires internationaux qui font des contrôles et des analyses à l’étranger et payés en devises par nous. Il faut qu’elle se mette au travail pour développer la compétence locale qui lui permettra de faire des vrais analyses au lieu de se reposer sur des mandataires qui encaissent de l’argent, créent des emplois à l’étranger », a déclaré le président de la CPG, Alain Bâ Oumar.

Pour le patronat, les conditions de l’arrêté n°1080-20 du Programme gabonais d’évaluation de la conformité telles que fixées demeurent préjudiciables à la relance de l’économie « considérablement affaiblie » par la crise sanitaire mondiale. « Lorsqu’on parle de la zone de libre-échange, comment vous allez contrôler des marchandises qui viennent du Cameroun ou du Sénégal, si nous n’avions pas de laboratoire au Gabon. Nos normes sont des reprises des normes étrangères. Quelle est la réelle valeur ajoutée dans la gabonisation d’une norme étrangère ? Pourquoi ne pas simplement reconnaître ces normes qui viennent de l’Union européenne, et ajouter à celles-ci, des normes typiquement gabonaises pour les produits locaux que nous produirons », a interrogé Alain Bâ Oumar.

Toutefois, ce dernier a réaffirmé l’engagement de la CPG à intensifier son implication dans une concertation permanente avec l’Etat, pour améliorer le climat des affaires dans un contexte de la relance post Covdi-19.