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Programme de mise à niveau du Transgabonais : l’ARTF et l’AFD font le point sur les contours de l’accord de prêt 

  4 novembre 2018 à 19h12min 0 Commentaire(s)


L’Autorité de régularisation des transports ferroviaires (ARTF) du Gabon et l’Agence française de développement (AFD) ont fait le point, vendredi 02 Novembre, sur le financement public et privé du programme de mise au point du réseau ferroviaire gabonais. Un vaste programme financé depuis 2016 par l’Etat gabonais et l’AFD dont la livraison des travaux est fixée à 2024. 

La réfection de la voie ferroviaire du Gabon est un sujet dont les autorités tiennent à cœur. Une préoccupation qui passe nécessairement par la réfection et par l’amélioration de la desserte entre la gare d’Owendo et de Franceville. Et depuis 2016, l’Etat gabonais et l’Agence française de développement s’y mettent résolument. En effet, les deux parties assurent le financement du programme de remise à niveau de la voie ferrée (PRN). 

Pour mesurer l’avancement des travaux, Sosthène Mavioga Akénengué, président de l’ARTF, Léandre Kiki, secrétaire exécutif de ladite structure et Pierre Pozzo di Borgo représentant de l’IFC (International finance coopération) ont fait le point sur ce projet novateur et essentiel pour l’avenir du réseau ferroviaire de notre pays. 

Lancé en 2016, le PRN est un programme de réfection de la voie ferrée gabonaise dont le financement est assuré par l’Etat gabonais et l’Agence française de développement (AFD). Il est contrôlé et supervisé par l’Autorité de régularisation des transports ferroviaires du Gabon qui assure également la bonne utilisation du prêt contracté.

A entendre le président de l’ARTF, cette séance d’examination des contours de l’accord de prêt de l’Etat gabonais à l’Agence française de développement s’imposait. « Elle nous a permis de faire le point sur la mise à niveau de ce projet en cours d’exécution et de voir l’ensemble des problèmes liés à cette mise au point du réseau ferroviaire gabonais .
 
Satisfait de l’évolution des travaux sur le terrain et des échanges avec la partie privée, le patron de l’ARTF et son équipe sont rassurés que ce projet, tant important pour le Gabon, sera livré à temps. « Ce programme avance normalement, cette séance de travail nous a aussi permis de mettre sur la table un certain nombre de perspectives que nous allons développer afin d’avoir un chemin de fer en bonne état », a conclu le président de l’Autorité de régularisa des transports ferroviaires qui était également accompagné du directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Sétrag), Patrick Claes. 

Occasion pour Pierre Pozzo di Borgo de revenir en détail sur le financement du PRN, « Le plan de réhabilitation du Transgabonais consiste à reprendre l’investissement qui doit s’étendre sur sept ans, jusqu’en 2024 avec une composante privée et publique. La partie publique représente environ 90 millions d’euro, et la composante privée 20 millions d’euro environ », explique-t-il. Les sommes injectées entre les deux parties, a-t-il dit, consistent à réhabiliter et reconstruire la voie ferrée, en introduisant des nouveaux systèmes de gestions pour fluidifier le trafic tout au long du trajet. 

Selon M. Pozzo di Borgo, le quart des travaux a déjà été réalisé, sur ces sept années. « Du point de vue de la partie publique, le taux d’engagement et de décaissement est pour l’instant plus faible. Mais on devrait voir un rattrapage sur les trois prochaines années avec pour résultat une reconstruction complète ou partielle de l’intégralité des 624 km du Transgabonais », rassure-t-il. 

Il faut souligner que le programme de mise à niveau de la voie ferrée permettra également l’achat du nouveau matériel roulant pour le service passager et le fret afin de permettre à la Sétrag d’être soutenable d’un point de vue financier sur le long terme.