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 Protection de l’environnement : Renforcement des capacités des Organisations de la Société Civile 

  19 mars 2019 à 21h43min 0 Commentaire(s)


Le président du Comité technique et politique de l’Alliance Panafricaine pour la Justice Climatique section Gabon (PACJA- Gabon), Nicaise Moulombi, a ouvert ce vendredi 15 mars au siège de l’Observatoire de promotion de développement durable, de produits et services des industries du Gabon (Odigg) sis à Akanda, un atelier de formation et de renforcement des capacités à l’endroit des membres des plateformes des Organisations de la Société Civile (OSC) gabonaises engagées dans la Réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+) et dans la lutte contre les changements climatiques.

Cet atelier, qui est le lancement officiel des projets de renforcement de la société civile africaine dans les questions de réduction des émissions issues de la déforestation au Gabon, a pour but de, non seulement, renforcer les capacités des acteurs sur l’introduction à la REDD+ vis-à-vis de la question genre. Mais aussi de donner les concepts de base du développement durable, de la gouvernance forestière dans le contexte des changements climatiques et dans la perspective d’une implication plus accrue des communautés dans le cadre de la mise en œuvre du processus REDD+ au Gabon. 

« Durant cet atelier, nous allons développer de manière plus globale le concept de mécanisme REDD+ afin de voir comment il peut profiter aux femmes, aux communautés locales dites autochtones, mais aussi à la jeunesse gabonaise », a déclaré le chargé des programmes REDD+, Fabrice Ntchango.

Selon le coordonateur national du Rejefac, Séraphin Ekeni Mfouo, les jeunes ont quelque chose à gagner dans la REDD+ car ce serait une source de création d’emploi. « Dans le cadre de la vente des crédits de carbone, ce sont les jeunes qui vont s’impliquer dans la conservation de nos forêts », a-t-il expliqué.

D’après le chargé des programmes REDD+, le Gabon s’est engagé avec beaucoup de réticence dans ce mécanisme de REDD+ financé par la Banque mondiale. Celui-ci vise en effet, à inviter les communautés locales, les populations et les gouvernants à réduire les émissions des gaz à effet de serre issus des forêts à travers la déforestation. 
Afin d’atteindre les objectifs de la REDD+, le Gabon a lancé, à ce jour, le plan national d’affectation des terres et le système de cartographie forestière et en 2017, le Gabon avait également présenté sa stratégie nationale. Un document synthétique qui présente la démarche du Gabon dans le déploiement du mécanisme la REDD+.

Selon l’expert, Brice Ibouanga, il y a trois secteurs qui émettent beaucoup d’émissions notamment l’utilisation des terres et changement d’affectation des terres ; l’énergie et l’agriculture. « Nous avons la chance d’avoir une couverture forestière importante ce qui fait que notre forêt séquestre beaucoup des gaz à effet de serre », a-t-il évoqué.
Après cet atelier qui s’achève ce samedi 16 mars, le comité technique du Pacja-Gabon envisage organiser un forum cette fin du mois afin de mieux accompagner les gouvernants dans l’implémentation de ce mécanisme.