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Quatre (4) magistrats prennent officiellement leurs fonctions à la cour d’appel de Franceville

  5 novembre 2018 à 22h58min 0 Commentaire(s)


Promus lors du Conseil supérieur de la magistrature du 3 juillet dernier, les quatre magistrats ont officiellement été installés dans leurs fonctions vendredi, à la faveur d’une audience solennelle organisée au palais de justice de Franceville, la capitale provinciale du Haut-Ogooué (Sud-Est), a constaté le correspondant local de l’AGP.
Il s’agit de Mme Aude Razzia Bauguidzogo, en qualité de président de chambre à la Cour d’appel, Yolande Ogouamba épouse Walker et Claude Hervé Wany’s comme substituts généraux, ainsi que Justin Cherubin Kouendi, promu avocat général.

Dans son allocution circonstancielle, le procureur général, Félix Bangoussou, a rappelé que cette cérémonie obéit aux dispositions de la loi n°12 du 16 septembre 1994, portant statut particulier des magistrats, disposant que ces derniers sont installés dans leurs fonctions en audience solennelle de la juridiction à laquelle ils sont nommés ou rattachés.
Il s’est réjoui du fait que ces promus viennent renforcer l’effectif déjà existant, non sans les exhorter aux valeurs de probité, de la rigueur, de la pondération, la neutralité et d’humilité qui les ont toujours guidés depuis leur entrée dans la magistrature.

Aussi, les a-t-il demandé d’entretenir des relations empruntes de franchise et de courtoisie avec les greffiers, qui sont leurs collaborateurs immédiats, mais également, d’être assujettis à la règle de subordination hiérarchique, dans l’intérêt d’un bon fonctionnement des services.

Pour sa part, le premier président de la Cour d’appel, François Nguia, a fait état des critiques formulées par les justiciables, caractérisées le plus souvent par les reproches sur les délais de la justice, sa complexité, son inaccessibilité, son coût. Celles-ci se caractérisent également par le doute sur l’indépendance, l’impartialité et la compétence des juges entre autres.

« Face à ces critiques, nous ne pouvons pas adopter une attitude d’indifférence, d’immobilisme, de découragement ou d’apitoiement. Au contraire, nous devons les considérer comme des catalyseurs possibles pour aller vers le changement et la modernisation », a répondu M. François Nguia aux justiciables.

Le premier président de la Cour d’appel judiciaire de Franceville, n’a pas manqué de dénoncer les pressions ou ingérences de la part des politiques, les personnes nanties, à travers les espèces sonnantes et trébuchantes, les médias, l’opinion publique, de la rue et même dans la personnalité du juge dont les propres préjugés ou émotions peuvent conduire à une impression fausse des choses. Il a ainsi appelé les juges à se protéger de toutes formes d’influences.

Cette cérémonie d’installation s’est déroulée en présence des autorités administratives, militaires, ainsi que les responsables des collectivités locales et les parents, amis et connaissances des promus.

Rappelons que la Cour d’appel est une juridiction du second degré, chargée de connaitre des dossiers frappés d’appel et de juger les criminels.