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Quel avenir pour la Cnamgs et ses assurés ?

  30 juillet 2018 à 00h05min 0 Commentaire(s)


L’Etat gabonais est débiteur de 15 milliards de F CFA à la Cnamgs, qui n’arrive plus à remplir ses obligations vis-à-vis des hôpitaux publics et des pharmacies notamment. Ce qui n’augure pas des lendemains meilleurs pour cet établissement parapublic de prestations sociales et ses assurés, dont les économiquement faibles.

Les hôpitaux publics et les pharmacies, ne prennent plus en compte les cartes d’assurance Cnamgs. La dette de l’Etat, 15 milliards de F CFA, serait la cause de cette situation qui menace aussi bien la survie de la Cnamgs d’une part, et la santé des assurés qui n’ont pas assez d’argent pour se faire traiter au prix normal, d’autre part.

En effet, la Cnamgs qui sert d’exemple aujourd’hui à plusieurs pays africains dans le domaine de l’assurance maladie universelle, a été créée pour garantir aux gabonais en général, et aux économiquement faibles en particulier, des prestations sociales sur le plan sanitaire à moindre coût (consultation, examen, évacuation sanitaire, médicaments, etc.) à moindre coût. 
Or, si la Cnamgs n’arrive plus à jouer ce rôle régalien de l’Etat, en payant les hôpitaux et les pharmacies qui reçoivent tous ses assurés, il est évident qu’elle risque de disparaître si le gouvernement ne solde pas sa dette.

Menace envers les assurés, parce que ces derniers se verront obliger de supporter la charge de leur santé. Et les plus menacés, sont les gabonais économiquement faibles dont la majorité est constituée de chômeurs et des étudiants. 
Combien de vies la Cnamgs a-t-elle réussi à sauver grâce à sa prise en charge à 80% pour certaines catégories d’assurés ? Beaucoup sans doute. Sa disparition serait catastrophique pour les gabonais. Et que dire des pays africains, qui ont défilé au Gabon pour s’inspirer de la Cnamgs ? 

Cependant, sauver la Cnamgs, passe inéluctablement par le règlement de la dette de 15 milliards de F CFA due aux hôpitaux et pharmacies. Ne pas régler cette dette, reviendrait aussi à fragiliser le bon fonctionnement optimal et efficient des hôpitaux publics et des pharmacies.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement pour le salut de la Cnamgs et ses assurés.