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Quid de la démission parentale ?

  25 octobre 2018 à 00h12min 0 Commentaire(s)


Comme on a coutume de le dire, la famille est la cellule de base d’une société. C’est le principal cadre à la construction d’un bon citoyen. L’échec de la famille dans cette tâche est une des premières causes de la déliquescence sociale aujourd‘hui constatée. 

Les actes d’insécurité, aujourd’hui en vogue dans notre pays, et dont les auteurs sont des jeunes en majorité, prouvent une défaillance des parents dans l’éducation et la transmission de valeurs à ceux-ci. Le président Ali Bongo Ondimba ne s’y est d’ailleurs pas trompé, dernièrement au cours d’une joute avec ses interviewers de l’émission « Face à la Nation », en rappelant sur la question de l’insécurité, que c’était d’abord « aux parents d’éduquer leurs enfants ». Et non à l’Ecole. Encore moins aux pouvoirs publics. 

Le chef de l’Etat rejoint ainsi une grande majorité d’observateurs de la chose publique, qui estiment que beaucoup de parents ont démissionné, de nos jours, de leurs rôles d’éducateurs. Laissant ainsi leurs progénitures à la merci des vices qu’ils observent dans la rue, ou qu’ils voient à travers les réseaux sociaux (internet). Malheureusement pour eux, la drogue, le sexe et la violence sont les principaux maux auxquels ils sont exposés. 

Non content de ne pas assez éduquer leurs enfants, il est même des parents qui poussent le vice plus loin. Constatant par exemple que leur gamin est coupable de faits tragiques, ils feront tout pour le soustraire à la justice. Quite à soudoyer ici et là ! Si ce n’est pas une manière de dire à l’enfant de poursuivre dans sa mauvaise voie, ça y ressemble bien. 

Quant aux parents qui évoquent un manque de temps pour mieux prendre soin de leur progéniture, il faut dire qu’en effet, il est difficile de concilier travail et éducation des enfants. Mais des solutions existent, selon les spécialistes de la question. Parmi celles-ci, l’optimisation de son emploi du temps, et une discussion permanente avec son enfant sur des sujets divers. « On peut échanger avec son enfant même en allant le déposer à l’école, ou en allant le récupérer », indique un sociologue. 

Enfin, la création par les pouvoirs publics de distractions saines (cinéma, parcs, foire, bibliothèques, etc.), aideraient les jeunes à combattre l’oisiveté, et les mauvaises tentations qui en découlent.