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Quid de la fermeture de la plage du Tropicana par le procureur de la République

  16 juin 2018 à 21h22min 0 Commentaire(s)


La plage du Tropicana, dans le 1er arrondissement de Libreville, est désormais fermée par décision du procureur de la République, Steeve Ndong, suite aux décès des trois élèves du Collège d’Akébé ayant défrayé la chronique. Qu’en est-il des plages fréquentées par les élèves et autres usagers dont celles du Lycée Mba et Acaé ?
La plage du Tropicana, dans le 1er arrondissement de Libreville est désormais fermée, suite à une décision du procureur de la République, Steeve Ndong, pour des raisons d’enquête, au lendemain du décès de trois élèves du CES d’Akébé.

Pour s’assurer du respect, par les usagers, de la décision du procureur de la République, une trentaine de policiers des plages a assiégé le site mentionné plus haut. Malheureusement, ils ne peuvent couvrir toute la plage, au regard des effectifs ; rendant ainsi difficile la sécurisation de l’environnement, ainsi que prescrit par le procureur.
Autre fait surprenant, les débits de boissons et autres piscines privées, qui ouverts, et qui continuent de recevoir du monde, et ce malgré la décision du procureur de la République, justifient combien la tâche ne saurait leur être facile. Pour les policiers en poste, ces lieux devraient également être fermés vu que les mêmes clients arpentent la plage et y effectuent des plongeons sommaires.

‘’Ce sont ces endroits qui attirent les usagers, qui viennent boire et s’amuser. Une fois échauffés par le vin et autres liqueurs, ils n’hésitent pas à se rendre à la plage. Parmi eux, il y a plusieurs jeunes. Donc, on doit également les fermer pour dissuader les populations d’aller à la plage en dépit de la décision du procureur de la République. Tant qu’il n’y aura pas cette décision, il nous sera difficile de contenir les clients de ces bars et piscines’’, confie un policier.
Cependant, si la plage du Tropicana est sous surveillance policière, pour certainement prévenir un autre drame, qu’en est-il des autres plages des trois communes de la province de l’Estuaire qui sont également très fréquentées par les usagers dont les adolescents ?

En effet, en sillonnant les plages du Lycée Léon Mba et d’Acaé pour ne citer que celles-là, nous avons constaté l’absence des éléments de la police. Pourtant ces plages sont également très fréquentées par les populations. En discutant avec les policiers des plages, il ressort que la décision du procureur de la République ne concerne que la plage du Tropicana. Aussi, ils ne peuvent s’y rendre pour assurer la sécurité des usagers, sans l’autorisation de la hiérarchie.

Un argument surprenant, quant on sait que la mission de la police des plages est de veiller à la sécurité des personnes, sinon des baigneurs. Autrement dit, ces policiers devraient être présents sur toutes les plages prisées. Ce qui n’est pas le cas d’où les interrogations.

Selon les policiers, la police des plages ne compterait qu’une centaine d’agents en effectif. Conséquence, elle ne peut couvrir tous les rivages et réaliser leurs missions avec efficacité. Pire, ce corps ne dispose pas de moyens techniques et matériels conséquents.

‘’Comment être efficace si nos voitures n’ont pas de carburant, et si nous n’avons pas les moyens matériels pour faire notre travail. Nous sommes motivés, mais nous n’avons pas les moyens qu’il faut’’, a confié un policier dépité.

Au regard de tout ce qui précède, il serait judicieux pour la police des plages, d’assurer la sécurité de tous les environnements cités et prisés, réputés pour la dangerosité pour les élèves et autres usagers. Pour se faire, elle doit être dotée des moyens techniques et matériels, pour jouer pleinement leur rôle et prévenir des noyades. Leur présence permanente exige donc l’augmentation des effectifs et des équipements.