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Réquisition de la SEEG au Gabon : les détails de la contre-attaque de Veolia 

  11 mars 2018 à 20h57min 0 Commentaire(s)


La guerre se poursuit entre l’Etat gabonais et Veolia. Après avoir vigoureusement dénoncé la réquisition de sa filiale locale et la rupture de son contrat, la multinationale française de services collectifs a déposé, jeudi 8 mars, une demande de conciliation à l’encontre du Gabon auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Dans un document auquel La Tribune Afrique a eu accès, le groupe présidé par Antoine Férot détaille 20 ans de collaboration.

Ne pouvant plus faire entendre sa voix à Libreville, Veolia se tourne vers Washington. Le groupe français de service collectifs a déposé hier -jeudi 8 mars- au siège du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), une demande de conciliation internationale à l’encontre de l’Etat gabonais, annonce-t-il dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Veolia réclame ainsi l’intervention du CIRDI dans le conflit qui l’oppose au Gabon après la réquisition de sa filiale locale, SEEG, et la rupture de son contrat par l’Etat le 16 février dernier. Libreville invoquait pour cause « la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivi des effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations ». Mais rejetant ces allégations, la firme française dénonce une décision « brutale » et une « grave violation des règles de droit ».