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Santé : Les climats chauds agiraient sur le Covid-19 

  30 mai 2020 à 11h25min 0 Commentaire(s)


Selon les résultats d’une étude comparative des zones intertropicales et celles des pays européens, les climats chauds ont un effet réducteur sur la transmission de SARS-CoV-2 et confortent l’hypothèse d’une influence saisonnière du climat sur la pandémie de Covid-19 dans les pays tempérés.

L’une des recherches sur l’origine du nouveau Coronavirus, le SARS-COV2, son mécanisme de mutation dans l’organisme humain ainsi que les moyens de lutte contre ce virus encore méconnue, vient d’émettre à travers ses résultats comparatifs l’hypothèse de l’impact du climat sur le Covid-19.

L’Académie nationale de médecine en France a supervisé une étude comparative à partir d’un réseau de 19 médecins, pharmaciens et cadres de santé exerçant dans des pays soumis à un climat tempéré (France et Italie), et des pays d’Afrique intertropicale (Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Togo, Gabon) et dans les DOM/TOM (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, St Martin, St Barthélémy, Nouvelle Calédonie). Les résultats publiés le 26 mai, montrent que la température élevée réduit la propagation du « SARS-Cov-2 », confirmant les effets de la température et du taux d’humidité dans l’air sur le virus.

Selon les initiateurs de l’étude, chaque correspondant local a établi des relevés hebdomadaires à partir du premier cas déclaré en discernant les cas confirmés selon la définition de Santé Publique France, les cas « importés », les cas « autochtones » permettant d’établir l’indice de diffusion [cas autochtones / population de référence], le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès.

Les températures moyennes hebdomadaires, exprimées en degrés Celsius, ont été relevées, ainsi que les densités de la population, l’arrivée groupée de voyageurs malades, la prise éventuelle de chloroquine et le respect des mesures de confinement.
Les résultats de cette enquête attestent que l’indice de diffusion, de 2,67 en Europe pour une température moyenne de 11,2°C, s’abaisse à 0,03 en Afrique subsaharienne où la température moyenne s’élève à 34,8°C. Ils confirment les observations selon lesquelles les climats chauds ont un effet réducteur sur la transmission de SARS-CoV-2 et confortent l’hypothèse d’une influence saisonnière du climat sur le Covid-19 dans les pays tempérés.

Sur la base de ces données préliminaires, l’Académie de médecine recommande dès à présent d’intégrer le facteur climatique dans les modélisations du phénomène épidémiologique et de prendre en compte les prévisions météorologiques dans les instances décisionnelles relatives à la gestion de la crise sanitaire du Covid-19.
Elle recommande également de ne pas négliger le risque de résurgence du Covid-19, notamment en France métropolitaine, surtout si la circulation du SARS-CoV-2 persiste dans l’hémisphère Sud pendant l’été, en renforçant les capacités de surveillance, de prévention et de riposte dès le mois de septembre.