ACCUEIL > ECONOMIE > Secteur pétrolier : : Inquiétudes et interrogations des employés de Knock Allan


Secteur pétrolier : : Inquiétudes et interrogations des employés de Knock Allan

  11 juillet 2018 à 20h56min 0 Commentaire(s)


Tirant les leçons de ce qui se passe avec plusieurs sociétés d’exploitations pétrolières dont les responsables, avec la complicité des délégués du personnel, prennent la clé des champs, les employés de Knock Allan demandent à l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP) de ne plus considérer le bureau actuel du collège des délégués du personnel dont ils trouvent en collusion avec la direction de cette entreprise, spécialisée dans l’exploitation du pétrole.

Rien ne va plus entre les employés de Knock Allan et le collège des délégués du personnel. Les agents de cette société d’exploitation de pétrole, basée à Port Gentil, la capitale provinciale de l’Ogooué-maritime, ne veulent plus que l’actuel bureau des délégués du personnel n’agisse en leur nom pour la défense de leurs intérêts au moment où la société est appelée dans quelques mois à mettre la clé sous le paillasson pour des raisons économiques.
« Nous ne voulons plus que ces délégués du personnel continuent à défendre nos droits. Par le passé, ils ont fait preuve de complicité avec la direction en refusant de faire aboutir nos revendications pourtant signées par toutes les parties », a indiqué un agent de Knock Allan ayant requis l’anonymat.

Le 27 octobre 2017, l’ensemble des agents de cette société avaient tenu une réunion au cours de laquelle un procès-verbal de conciliation avait été rédigé après une semaine de discussion. Ces pourparlers avaient vu la présence de la direction, de l’inspecteur spéciale du travail chargé du secteur pétrolier (ISTRAP), d’un représentant de l’Union pétrolière gabonaise (UPEGA), de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), des délégués du personnel et les délégués syndicaux.

En dehors du départ obtenu du directeur des ressources humaines, plusieurs points de revendications avaient été mis sur la table notamment la demande de régularisation du salaire de départ en congé annuel pour la période de 2011 à 2016, la demande de régularisation des salaires mensuels pour les employés en contrat de travail à durée déterminée (CDD), depuis 2009 suite au prorata de salaire de base et des accessoires et l’absence des avenants aux contrats de travail et de normalisation des contenus des contrats d’engagements maritime.

Seulement, depuis cette date et ce jusqu’à ce jour, aucun point n’a été satisfait pourtant les délégués du personnel avaient la charge de veiller à l’application de ces mesures. « Nous ne comprenons pas le mutisme de nos délégués du personnel. Nous avions révoqué le directeur des ressources humaines pour un certain nombre de griefs, dont le cumul des fonctions mais la nouvelle responsable de la paie cumule tout autant les fonctions sans que les délégués du personnel ne disent un mot », fustige le même employé.

Face à ce silence des délégués du personnel de Knock Allan, une majorité du personnel de cette société décide de saisir alors l’Organisation nationale des employés du pétrole (l’ONEP) le 20 mars dernier à travers deux courriers. L’un portait sur ‘’ la dénonciation de certains titres et sous-titre de la convention’’ et l’autre concernait ‘’ la dénonciation de certains points du procès-verbal du 27 octobre 2017’’
Dans la réponse de l’ONEP du 23 mars 2018, adressée sur délégués syndicaux et aux délégués du personnel, l’ONEP leur a demandé de trouver une issue favorable aux revendications contenues dans le procès-verbal de conciliation et dans la convention d’entreprise signé le 27 avril 2017’’.

Puis s’en est suivi une série des réunions avec l’ONEP, le 03 mai 2018 au siège de l’organisation, rencontre au cours de laquelle le collège des cadres et agents de maîtrise en majorité ont fait constater à l’organisation nationale des employés du pétrole, la collusion qu’il y’a entre les délégués du personnel et la direction de Knock Allan et partant de ce fait, il n’était plus possible pour ces employés de faire confiance à ce collège de délégués du personnel car, estime-t-ils, que les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est opportun pour eux de changer d’équipe pour la suite des évènements s’agissant du calcul des droits lors du licenciement économique.

« Si les points contenus dans le cahier des charges n’ont pas été pris en compte, qu’en sera-t-il pour les droits de fin de contrat ? », s’est-il interrogé avant d’ajouter « Le secrétaire général de l’ONEP renvoie à des nouvelles négociations alors que ces dernières ont abouti à la signature d’un procès-verbal de conciliation signé le 27 octobre 2017 ». 
Les travailleurs de Knock Allan dénoncent l’attitude des délégués du personnel consistant à leur demander des cotisations de l’ordre de 50 000 F CFA à chacun pour ‘’ corrompre’’ l’ONEP dans l’aboutissement de quelques points.

« Nous ne comprenons pas que nos délégués du personnel veuillent acheter, avec notre argent, un serveur pour des communications internet du siège et un câble réseau d’une valeur de 5. 851. 550 F CFA à l’Onep pourtant il y a bien des cotisations des membres de l’organisation ».
Une attitude jugée anormale pour les employés qui laissent entendre qu’il y aurait des manigances entre l’Onep et les délégués du personnel dont le seul objectif est de se servir d’eux pour assouvir leur besoin individuel au détriment du bien-être collectif.