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Sommet-Francophonie : Louise Mushikiwabo pressentie pour diriger l’OIF

  11 octobre 2018 à 21h28min 0 Commentaire(s)


La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo devrait être désignée Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, lors du 17e sommet de ladite organisation, qui s ‘est ouvert ce jeudi 11 octobre 2018 à Erevan en Arménie. 

Candidate au poste de secrétaire générale de la Francophonie, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, 57 ans, brigue le poste de secrétaire générale de la Francophonie face à Michaëlle Jean, qui se représente et on sait que le Canada, son pays et la France ne la soutiennent pas. Elle a reçu le soutien d’Emmanuel Macron, puis celui de l’Union africaine (UA), qui compte de nombreux Etats membres au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

La candidate rwandaise compte placer la jeunesse au centre de ce mandat prometteur de 4 ans « A l’OIF, la jeunesse sera au centre de mon action », a-t-elle expliqué dans un entretien au Monde Afrique, poursuivant qu’elle espère « une nouvelle ère » pour les relations franco-rwandaises.
Il faut souligner que la candidature de cette proche du président Paul Kagamé, par ailleurs ministre des Affaires étrangères depuis 2009, avait suscité étonnement. Le Rwanda ayant abandonné l’enseignement en français, en faveur de l’anglais en 2010.

Elle avait aussi suscité de vives réactions à cause des relations « compliquées » entre Paris, plus gros contributeur de l’OIF, et Kigali depuis la fin du génocide des Tutsi en 1994. 
Rappelons que l’OIF est une institution dont les membres (des États ou gouvernements participants) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs (comme, notamment, la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l’état de droit, la protection de l’environnement).

L’OIF contribue à la prévention des conflits au sein de l’espace francophone, favorise la consolidation de l’état de droit et de la démocratie, et agit pour la promotion et l’effectivité des droits de l’homme dans l’espace francophone. Elle a la volonté de promouvoir la diversité culturelle. Elle est au service de l’éducation et intervient à toutes les étapes de la formation. Elle est aussi au service de l’économie et du développement. 
Selon son site web, en février 2018, elle regroupe 84 États ou gouvernements (54 membres de plein droit, 4 membres associés et 26 observateurs), soit plus de 900 millions d’habitants répartis sur les cinq continents représentant 14% de la population mondiale, 14% du revenu national brut mondial et 20% des échanges mondiaux de marchandises. 

Le 20 mars de chaque année est célébrée la Journée internationale de la Francophonie dans le monde. Depuis le 1er janvier 2015, la canadienne Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale du Canada, d’origine haïtienne, est secrétaire générale de la Francophonie. 

Précisons que plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement sont intervenus au sommet d’Arménie, revenant sur des thématiques dont la paix, la démocratie, l’économie, l’éducation non sans congratuler le secrétaire général, Michaëlle Jean, pour les efforts consentis dans la conduite des affaires à l’OIF durant ces dernières années.