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Structures sanitaires illégales : le temps de la répression !

  13 janvier 2019 à 09h15min 0 Commentaire(s)


Après avoir découvert que 70% des structures sanitaires privées de Libreville et ses environs sont illégales, le ministre d’Etat à la Santé, Denise Mekam’ne Edzidzie, a promis fermer 15 d’entre elles dans l’immédiat, avant que d’autres fermetures ne suivent peut-être. L’assainissement de ce secteur est fortement attendu par des populations qui n’ont que trop souffert de ces cliniques de la mort. 

Il est une actualité sanitaire qui a fortement marqué les esprits ces derniers jours. A savoir, que 81 des 121 structures de santé privées, implantées à Libreville et ses environs, exercent en totale infraction ! 

L’information émane des conclusions d’une opération de contrôle de dossiers du ministère de la Santé, et a de quoi choquer. Tant on parle d’un domaine sensible pour un pays et sa population. Entre des défauts d’autorisation d’ouverture et le manque de profil requis pour le personnel, les structures sanitaires incriminées ont des manquements divers et profonds. 

Depuis ces révélations, l’opinion a les yeux rivés vers le ministère de la Santé. Histoire de voir les cliniques en question réellement mettre la clé sous le paillasson, comme l’a promis le patron de ce département, Me Denise Mekam’ne. Il faut dire que cette opération de contrôle n’est pas la première du genre dans le pays. Mais le constat est qu’à chaque fois que des structures ont été épinglées dans le passé, elles ont subi quelques affres, avant de reprendre du service quelques temps plus tard, sous une forme ou une autre, et avec les mêmes manquements. 

En mai dernier, l’on se souvient par exemple de la fermeture par le ministre de la Santé en ce temps, le Pr Léon Nzouba, de 30 cliniques illégales de la capitale. Un an plus tard, l’on assiste comme à un retour à la case départ. Le laxisme des autorités de contrôle face à ces indélicats, et l’existence de certaines complicités malsaines, peuvent justifier cet état de fait. Alors la volonté de Denise Mekam’ne d’aller au bout de cette affaire est saluée et attendue. « Le temps est à la répression et à l’action », peut-on entendre ici et là.

Ces négligences sont perceptibles dans le domaine de la Santé comme dans bien d’autres domaines de la vie de la nation. Tenez, à l’Education, l’on a encore en mémoire ce rapport accablant qui révélait, l’année académique passée, que 25 de nos 38 universités privées ne répondent pas aux normes requises en République Gabonaise. 

Un an après, et quelques vœux pieux plus tard, les mêmes structures continuent de polluer l’univers scolaire du pays. Au Transport, l’on voit tous ces tombeaux à ciel ouvert qui servent à la circulation de biens et des personnes, mais qui, curieusement, disposent de tous les papiers nécessaires à la circulation. L’on ne cessera donc pas de le rappeler aux autorités compétentes : l’action messieurs et dames !