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Suite à la perquisition policière à ORABANK : des responsables de la Police sanctionnés

  29 mars 2017 à 01h26min 0 Commentaire(s)


Le porte parole du Gouvernement, Alain Claude Bilié-By-Nzé a fait savoir, vendredi au cours d’une conférence de presse, que le ministère de l’Intérieur a pris des mesures disciplinaires à l’endroit des responsables et agents de Police, auteurs de la perquisition du 14 mars dernier dans l’une des agences Orabank.

« Des mesures disciplinaires ont été prises par les autorités de tutelle : la suspension de fonction du directeur de la Sécurité publique de la Préfecture de police de Libreville, du commandant de compagnie et du Chef des opérations. La mise aux arrêts des agents de police commis le jour même à l’agence Orabank », a dit Alain Claude Bilié-By-Nzé.
Le porte parole du gouvernement a indiqué que l’exécution de cette réquisition de la force publique a fait apparaitre d’autres irrégularités notamment l’interpellation du responsable d’une agence ORABANK. « Toute chose inacceptable dans un état de droit », a-t-il dit.

Il a rappelé que le Gouvernement de la République condamne avec « force », toutes les formes de violences commises sur les personnes et les biens lors de ladite perquisition.
« Le Gouvernement de la République condamne avec force toutes les formes de violences commises sur les personnes et les biens. Certains actes perpétrés le 14 mars dernier dans l’une des agences Orabank ont interpellé l’opinion nationale. Aussi condamne-t-il fermement ces violences exercées sur les responsables ladite banque.

A cet effet, deux communiqués émanant des départements ministériels de la Justice et de l’Intérieur ont été diffusés. Concernant le ministère de la Justice, ces actes tombent selon les responsables du ministère de la Justice sous le coup des dispositions de l’article 139 du Code pénal et entrainent par la même occasion à l’encontre de l’huissier concerné une faute disciplinaire au sens des articles 16 et 17 de la loi n°11/70 du 17 décembre 1970 portant statut des huissiers de justice », a-t-il conclu.