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Supposés enlèvements d’enfants au Gabon : la situation des cours dans les neuf Directions provinciales Académique

  30 janvier 2020 à 13h12min 0 Commentaire(s)


La folle rumeur sur les supposés enlèvements d’enfants qui a alarmée le peuple Gabonais la semaine écoulée, n’a pas fait que des victimes. En ce moment, le système éducatif connait quelques perturbations des cours dans plusieurs villes et localités du pays. La situation dans les neuf (9) Directions provinciales Académique nous présente un tableau plutôt mitigé avec pour la province de l’Estuaire où le phénomène s’est déclenché, l’on note un gel presque total des enseignements du primaire au secondaire. Pas d’élèves dans les salles de classes, hors-mis la présence au poste des enseignants.
La situation est quelque peu différente à l’intérieur du pays, selon le constat fait sur place par certains de nos confrères.

Dans le Haut -Ogooué, outre la ville de Moanda, et principalement dans certains établissements confessionnels catholiques, ainsi que le collège Rigobert Landji, qui ont gardé leurs portes close, les autres établissements de la province poursuivent normalement leur programme académique de l’année.
Idem dans la province du Moyen-Ogooué, labàs, aucune perturbation n’a été enregistrée. Tout se passe normalement, les enlèvements, c’est l’affaire de Libreville.

Par contre dans la Ngounié, quatrième province du pays, la ville de Fougamou est resté fermée. Tous les établissements son restés fermées du primaire au secondaire et même jusqu’à l’enseignement technique. Le reste des localités sont quant à elles, ouvertes. Les cours se déroulent normalement.

A Tchibanga, le phénomène est tel que, se sont les parents qui sont allés chercher leurs enfants dans les établissements. Notamment à l’école A, école C et à l’école du Sud, causant ainsi des perturbations inutiles, alors que les reste des établissements de la province vaque comme d’habitude à leur devoir.

A Makokou, dans la province de l’Ogooué -Ivindo, le gouverneur de province a tenu une réunion avec le Directeur d’Académie provinciale, les chefs de circonscriptions scolaires et les chefs d’établissements scolaires du primaire et du secondaire, à laquelle prenait part le maire de Makokou, dans le but d’éclairer les uns et les autres sur la situation qui prévaut. Car il a été constaté que dans cette province, en dépit de la présence dans les établissements scolaires des enseignants et des élèves, les cours ne sont pas dispensés, et c’set donc pour ramener la sérénités et relancer les enseignements qu’une telle rencontre était très à propos.

Dans l’Ogooué lolo, tout se passe comme dans le meilleur des monde. RAS.
Ce qui n’est pas le cas dans l’Ogooué-Maritime, où des perturbations ont été enregistrées dans certains établissements, mais depuis ce matin, tout est rentré dans l’ordre, a-t-on appris.

Dans la province du Woleu-Ntem, les faits sont quelques particuliers, outre certains parents qui n’ont pas envoyé de façon délibérée leurs enfants à l’école, à Oyem et Bitam, le fait le plus marquant aura été la décision de fermer l’école de sa contrée par le chef de regroupement à Minko Mibé sur la route d’Oyem. Une décision qui lui a d’ailleurs valu un interrogatoire dans les services de la préfecture de l’Okano, s’en est suivi l’ouverture immédiate de cette école. Et tout est rentré dans l’ordre.

En définitive, le constat fait est que, l’appel lancé par la fédération des Associations des parents d’élèves sur le gel total des cours sur l’ensemble du pays n’est pas du tout suivi, et l’on est tenté de savoir à quels fins, M. René Mezui Mené , demande t-il de tout suspendre, alors que, jusqu’à ce jour, les soit disant enlèvement d’enfants, se sont révélés erronés, avec à la clé, des familles malheureusement endeuillées. Vivement que les parents encore réfractaires se ravisent, ceci pour l’avenir de leurs progénitures qui sont à ce jour, les plus grands perdants.

Il est à noter que par rapport à cette affaire, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurité aux abords des établissements scolaires, pour prévenir des éventuels affaires similaires, et rassurer à la fois les parents et les élèves sur la quiétude en milieu scolaire.

Gabontribune/ Joel Tatou