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Tenue en novembre prochain d’un sommet extraordinaire sur la réforme de l’Union africaine 

  19 septembre 2018 à 12h00min 0 Commentaire(s)


L’annonce a été faite, lundi à Libreville, par le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, à l’issue de l’audience que lui a accordée, lundi, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba. Au cours de leur entretien, les deux personnalités ont également abordé les relations entre les différentes sous-régions et l’UA en général et les questions de paix et de sécurité dans l’Afrique centrale, a-t-on appris. 

Selon un communiqué de la présidence gabonaise, « M. Moussa Faki Mahamat a annoncé la tenue en novembre prochain d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine axé sur la réforme de cette institution ». 

La même source indique que : « cette rencontre entre les deux hommes s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre le président de la Commission de l’UA et les chefs d’Etat des pays membres de cette organisation continentale. Il était important pour M. Faki Mahamat de rencontrer le président en exercice de la CEEAC en vue de discuter de la répartition de travail entre les communautés économiques régionales et la Commission de l’Union africaine ». 

Aussi, les questions de paix et de sécurité dans la sous-région, notamment en République centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo (RDC), étaient également au menu des échanges entre le président Ali Bongo Ondimba et son hôte. 
Au palais présidentiel, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, accompagné de son conseiller stratégique principal, M. Mohammed Hacen Ould Lebatt et de son porte-parole, Mme Ebba Kalondo.

Le Gabon est membre fondateur de l’Union Africaine de même qu’il l’a été avec l’OUA dont elle a succédé en 1998. Il fait partie des pays qui ont soutenu l’idée de la création d’une organisation réunissant l’ensemble des États africains et a été membre fondateur de l’Organisation de l’Unité Africaine créée en 1963 à Addis Abéba en Éthiopie. Le souci du Gabon était de voir l’unité et la solidarité entre les États africains se construire et se renforcer et que se développent entre eux les relations d’amitié et de fraternité. 

Du point de vue du Gabon, la nouvelle Union Africaine, dont il est membre fondateur, doit jouer un rôle central dans les questions de paix, de sécurité et de développement de l’Afrique. C’est pour cette raison qu’il a été parmi les pays qui ont soutenu la mise en place d’un conseil de paix et de sécurité dont il a accueilli les premiers travaux, le 10 janvier 2005. Le Gabon a participé aux nombreuses initiatives de règlement de conflit de l’UA en Afrique, à la fois sur le plan militaire, financier et matériel. Il en est ainsi du Burundi, du Soudan, de la Centrafrique et du Tchad. Le Gabon est enfin représenté au Parlement panafricain par deux membres et il célèbre chaque année, à l’instar des autres pays africains, une journée de l’Afrique.